Né à Paris en 1939, Michaël commence sa vie saisi par une guerre de laquelle six millions de ses frères ne reviendront pas. Réfugié à la campagne dès 1942 chez des villageois de Frétoy-le-Château, l’enfant est pris en otage par les nazis en 1943, à la suite de la liquidation d’un soldat allemand par les résistants. À l’âge de quatre ans, il connaîtra la faim, la séparation et les prisons froides de Compiègne et de Pithiviers, puis il sera interné au camp de Drancy où il séjournera une année durant. Là, il découvrira la vie et les hommes par le biais des fusils, des uniformes, de la mort et des maladies, des larmes et de la peur. En 1945, atteint de la gale, il est évacué sur l’hôpital Rothschild à Paris,
jouissant d’un régime de « faveur » en tant que fils de prisonnier de guerre. À la Libération, il réintègre la société des enfants parisiens qui ont connu la guerre en famille et au chaud. Le choc est dur, l’enfant ne s’adapte pas. Les souvenirs tout frais et les troubles affectifs le rendent inapte à faire face aux conditions normales de la vie. À partir de là et jusqu’à l’adolescence, ce seront les psychiatres, les électrochocs, les maisons d’« observation », avec tout ce que cela comporte d’instabilité, d’amertume et de frustrations.
En 1955, il essaie de trouver sa voie en se joignant à un mouvement de jeunesse sioniste. Trois années plus tard, âgé de dix-huit ans, il part créer avec son groupe un nouveau Kibboutz en Israël. Licencié en Pédagogie et en Philosophie, cadre à l’Université Ben-Gourion de Beer-Shéva, Michaël est aujourd’hui à la retraite. Il fait également partie de l’Association Israélienne des Traducteurs et représente, en Israel, plusieurs associations littéraires et poétiques françaises. En collaboration avec son épouse, Haya, il est l’auteur de nombreuses traductions en hébreu de classiques français, parues ces dernières années. Il écrit également des nouvelles et des poèmes en français et en hébreu, primés et laurés pour la plupart en France.
En 1988, les éditions Tammuz publient en Israël la version hébraïque de trois de ses nouvelles : « La rupture », « La Névrose » et « Les Enfants du Mâchefer ». « Les Enfants du Mâchefer » ont gagné le prix Jean Moulin de la Résistance et ont été publiés en version française chez l’Harmattan. Ils viennent d’être traduits en allemand dans la revue L’Obsidian.
« Les Enfants du Mâchefer est le reflet d’une vie où tout y est : la mort, l’amour, la peine, la laideur, la misère, l’espoir et la beauté. Tout s’y trouve concentré, il n’y manque que le sens de l’humour : cette arme secrète, il la garde pour survivre . »
mardi 24 octobre 2006
lundi 4 septembre 2006
Je suis là, j’écoute
Autour de moi, les gens planifient des projets et se tournent vers l’avenir.
Mes enfants sont loin et très occupés, leur mère aussi.
Mes amis sont partis, désintéressés.
Tous ces gens font des choses importantes, ils sont intelligents.
Moi, je suis là, j’écoute mes MP3 et la vie s’écoule lentement.
J’approche de la fin mais j’aime les fleurs.
- Billet d'Albert
Mes enfants sont loin et très occupés, leur mère aussi.
Mes amis sont partis, désintéressés.
Tous ces gens font des choses importantes, ils sont intelligents.
Moi, je suis là, j’écoute mes MP3 et la vie s’écoule lentement.
J’approche de la fin mais j’aime les fleurs.
- Billet d'Albert
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dimanche 16 avril 2006
La résilience
Excellent article du psychologue Jean Garneau (1941-2005), co-fondateur de Ressources en Développement, sur « enseigner la résilience », tiré du magazine électronique gratuit « La lettre du psy », volume 9, no. 1, janvier 2005.
L’article énumère les facteurs essentiels de résilience (accueil, expression et reconstruction) et discute de la création des conditions favorables à sa réalisation, soit l’accueil, la transformation intérieure par l’expression et la liberté de se reprendre en mains. Un article pertinent pour comprendre les mécanismes de changement (au cœur de la reconstruction) qui permettent de mieux faire face à l’adversité.
La résilience signifie le fait de poursuivre un développement après un traumatisme, un choc émotif ou une grande blessure. Les deux mots-clés qui décrivent la démarche thérapeutique sont l’affection et le sens.
Selon Boris Cyrulnik (neurologue, psychiatre, psychanalyste mais aussi éthologue), l’amour est un processus évolutif. Biologiquement, elle nous rend plus accessible à l’autre. En dépit des blessures d’amour, l’être humain peut apprendre à aimer plus légèrement, c’est-à-dire d’une manière qui permet à l’autre d’être distinct de soi (amour léger mais non pas superficiel) et qui n’exige pas qu’il soit constamment avec nous (amour lourd).
Pour aller au-delà des blessures d’amour, nous vous recommandons la lecture de son livre intitulé Parler d’amour au bord du gouffre, Paris : O. Jacob, 2004
L’article énumère les facteurs essentiels de résilience (accueil, expression et reconstruction) et discute de la création des conditions favorables à sa réalisation, soit l’accueil, la transformation intérieure par l’expression et la liberté de se reprendre en mains. Un article pertinent pour comprendre les mécanismes de changement (au cœur de la reconstruction) qui permettent de mieux faire face à l’adversité.
La résilience signifie le fait de poursuivre un développement après un traumatisme, un choc émotif ou une grande blessure. Les deux mots-clés qui décrivent la démarche thérapeutique sont l’affection et le sens.
Selon Boris Cyrulnik (neurologue, psychiatre, psychanalyste mais aussi éthologue), l’amour est un processus évolutif. Biologiquement, elle nous rend plus accessible à l’autre. En dépit des blessures d’amour, l’être humain peut apprendre à aimer plus légèrement, c’est-à-dire d’une manière qui permet à l’autre d’être distinct de soi (amour léger mais non pas superficiel) et qui n’exige pas qu’il soit constamment avec nous (amour lourd).
Pour aller au-delà des blessures d’amour, nous vous recommandons la lecture de son livre intitulé Parler d’amour au bord du gouffre, Paris : O. Jacob, 2004
dimanche 19 février 2006
Conseils pour décrocher du milieu du travail
Se laisser des messages ;
Apprendre à dire non ;
(un dossier de plus quand on est submergé ? Une promotion au moment où on veut prende davantage de temps pour soi ou pour sa famille ? Les refuser ! Surtout, ne pas se sentir coupable !)
Renouer avec notre corps ;
(un massage, une séance dans un spa ou toute autre activité qui chasse les tensions, apaise l’esprit en ébullition et procure un bien-être général)
Apprendre à déléguer ;
Lire pour le plaisir ;
Décider de l’heure à laquelle on quittera le bureau (dès le matin) ;
Faire du bénévolat ;
Faire silence ;
(éteindre cellulaire, téléavertisseur, radio ou téléviseur, après une certaine heure)
Dresser une liste des choses à faire pour le lendemain ;
Adopter un animal de compagnie ;
Rentrer à pied à la maison ;
(si on habite trop loin pour marcher jusqu’à la maison, descendre une ou deux stations de métro plus tôt ou stationner l’auto plus loin du bureau)
Fuir les 5 à 7 du bureau ;
(décrocher, c’est aussi tirer un trait sur les conversations qui ne tournent qu’autour du boulot)
S’autocensurer ;
(faire un pacte avec nos amis ou nos collègues : on ne parle pas du boulot, à moins d’un événement majeur)
Élaborer des projets personnels ;
(préparer un voyage, planifier une activité ou jardiner)
Ne rien faire ;
(s’allonger et se permettre de rêver, laisser vagabonder notre esprit)
Consacrer du temps à ses amis ;
(pour flâner ou se redécouvrir)
Organiser ses weekends ;
(un brunch entre amis, une matinée au concert ou une sortie au cinéma)
Prendre le temps de décompresser ;
(prendre le temps qu’il faut après, passer à autre chose)
Suivre des cours ;
(danse, tricot ou yoga, ... pour s’obliger de quitter le bureau et se ressourcer)
S’accorder une marge d’erreur ;
(s’accorder le droit à l’erreur et aux petits oublis inévitables enlève de la pression)
Entreprendre une thérapie.
(pour mieux réfléchir à notre mode de vie et à l’importance que l’on accorde au travail. Il sera possible après de prendre des décisions éclairées).
Apprendre à dire non ;
(un dossier de plus quand on est submergé ? Une promotion au moment où on veut prende davantage de temps pour soi ou pour sa famille ? Les refuser ! Surtout, ne pas se sentir coupable !)
Renouer avec notre corps ;
(un massage, une séance dans un spa ou toute autre activité qui chasse les tensions, apaise l’esprit en ébullition et procure un bien-être général)
Apprendre à déléguer ;
Lire pour le plaisir ;
Décider de l’heure à laquelle on quittera le bureau (dès le matin) ;
Faire du bénévolat ;
Faire silence ;
(éteindre cellulaire, téléavertisseur, radio ou téléviseur, après une certaine heure)
Dresser une liste des choses à faire pour le lendemain ;
Adopter un animal de compagnie ;
Rentrer à pied à la maison ;
(si on habite trop loin pour marcher jusqu’à la maison, descendre une ou deux stations de métro plus tôt ou stationner l’auto plus loin du bureau)
Fuir les 5 à 7 du bureau ;
(décrocher, c’est aussi tirer un trait sur les conversations qui ne tournent qu’autour du boulot)
S’autocensurer ;
(faire un pacte avec nos amis ou nos collègues : on ne parle pas du boulot, à moins d’un événement majeur)
Élaborer des projets personnels ;
(préparer un voyage, planifier une activité ou jardiner)
Ne rien faire ;
(s’allonger et se permettre de rêver, laisser vagabonder notre esprit)
Consacrer du temps à ses amis ;
(pour flâner ou se redécouvrir)
Organiser ses weekends ;
(un brunch entre amis, une matinée au concert ou une sortie au cinéma)
Prendre le temps de décompresser ;
(prendre le temps qu’il faut après, passer à autre chose)
Suivre des cours ;
(danse, tricot ou yoga, ... pour s’obliger de quitter le bureau et se ressourcer)
S’accorder une marge d’erreur ;
(s’accorder le droit à l’erreur et aux petits oublis inévitables enlève de la pression)
Entreprendre une thérapie.
(pour mieux réfléchir à notre mode de vie et à l’importance que l’on accorde au travail. Il sera possible après de prendre des décisions éclairées).
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mercredi 15 février 2006
Stress sans détresse
(Hans Selye)
Hans Selye, éminent chercheur d’origine autrichienne, fut un grand homme de science mondialement connu pour avoir découvert et étudié le stress.
En 1956, il faisait paraître un ouvrage qui le rendra célèbre, « Le stress de la vie ». Dans ce livre, le Dr Selye traitait d’un nouveau concept, « le syndrome d’adaptation », ou « l’ensemble des modifications qui permettent à un organisme de supporter les conséquences physiopathologiques d’un traumatisme naturel ou opératoire. »
Grâce à ses recherches, un nouveau vocable allait naître : « le stress ». Il a admirablement bien vulgarisé cette notion dans son ouvrage publié en 1974, « Stress sans détresse » (quel ingénieux titre !). Dans ce livre, il donna une définition simple et claire de ce qu’est le stress : « Le stress est la réponse non spécifique que donne le corps à toute demande qui lui est faite ». À la lecture de cet énoncé, nous percevons nettement que le stress n’a pas (d’une manière inhérente) une composante négative. Comme il le disait si bien, le fait que l’agent stressant soit plaisant (joie) ou non (désespoir) est sans importance, son effet dépend de l’« intensité de la demande » faite à la « capacité d’adaptation » du corps.
Il est question de « détresse » lorsque le stress devient nuisible ou désagréable. Les tensions mentales, les frustrations et l’insécurité sont des stresseurs très nocifs. Lorsque l’agent stressant a disparu ou cessé d’agir, les effets du stress ne cessent pas aussitôt, ils peuvent se prolonger.
L’auteur mentionnait deux voies principales de survie : la lutte (attitude catatoxique) et l’adaptation (attitude syntoxique).
Résumons en quelques points les principales prescriptions du Dr Selye pour parvenir à contrer les effets nuisibles du stress :
Simplicité dans les habitudes de vie ;
Évitez les complications inutiles ;
Gagnez la bonne volonté d’autrui ;
Efforcez-vous d’oublier ce qui est laid et pénible, mais inévitable ;
Crevez l’abcès au lieu de prolonger la douleur ;
L’activité est une nécessité biologique.
L’auteur faisait remarquer qu’il n’y a rien de plus destructeur que de rester inactif et dans l’absence totale de stimulation.
Toujours et préalablement à toute démarche : « la connaissance de soi ». C’est en découvrant « notre » niveau de stress optimal que nous pourrons par la suite utiliser « notre » énergie d’adaptation à « notre » rythme et dans un sens conforme à « notre » personnalité.
Le stress est nécessaire à la vie. Sans stress, il n’y a pas de vie, c’est la mort.
– Selye, Hans, Stress sans détresse, Montréal : Les Éditions La Presse, 1974
En 1956, il faisait paraître un ouvrage qui le rendra célèbre, « Le stress de la vie ». Dans ce livre, le Dr Selye traitait d’un nouveau concept, « le syndrome d’adaptation », ou « l’ensemble des modifications qui permettent à un organisme de supporter les conséquences physiopathologiques d’un traumatisme naturel ou opératoire. »
Grâce à ses recherches, un nouveau vocable allait naître : « le stress ». Il a admirablement bien vulgarisé cette notion dans son ouvrage publié en 1974, « Stress sans détresse » (quel ingénieux titre !). Dans ce livre, il donna une définition simple et claire de ce qu’est le stress : « Le stress est la réponse non spécifique que donne le corps à toute demande qui lui est faite ». À la lecture de cet énoncé, nous percevons nettement que le stress n’a pas (d’une manière inhérente) une composante négative. Comme il le disait si bien, le fait que l’agent stressant soit plaisant (joie) ou non (désespoir) est sans importance, son effet dépend de l’« intensité de la demande » faite à la « capacité d’adaptation » du corps.
Il est question de « détresse » lorsque le stress devient nuisible ou désagréable. Les tensions mentales, les frustrations et l’insécurité sont des stresseurs très nocifs. Lorsque l’agent stressant a disparu ou cessé d’agir, les effets du stress ne cessent pas aussitôt, ils peuvent se prolonger.
L’auteur mentionnait deux voies principales de survie : la lutte (attitude catatoxique) et l’adaptation (attitude syntoxique).
Résumons en quelques points les principales prescriptions du Dr Selye pour parvenir à contrer les effets nuisibles du stress :
Simplicité dans les habitudes de vie ;
Évitez les complications inutiles ;
Gagnez la bonne volonté d’autrui ;
Efforcez-vous d’oublier ce qui est laid et pénible, mais inévitable ;
Crevez l’abcès au lieu de prolonger la douleur ;
L’activité est une nécessité biologique.
L’auteur faisait remarquer qu’il n’y a rien de plus destructeur que de rester inactif et dans l’absence totale de stimulation.
Toujours et préalablement à toute démarche : « la connaissance de soi ». C’est en découvrant « notre » niveau de stress optimal que nous pourrons par la suite utiliser « notre » énergie d’adaptation à « notre » rythme et dans un sens conforme à « notre » personnalité.
Le stress est nécessaire à la vie. Sans stress, il n’y a pas de vie, c’est la mort.
– Selye, Hans, Stress sans détresse, Montréal : Les Éditions La Presse, 1974
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mercredi 1 février 2006
Enseignements de Lanza Del Vasto sur le yoga
Le secret du yoga tient en deux pratiques : le contrôle du souffle et la méditation.
« La respiration est de toutes les fonctions du corps la seule qui soit volontaire ou involontaire à volonté. Il s’agit de la rendre volontaire et de s’en emparer. C’est par là qu’on a prise, de fil en fil, sur les autres fonctions. Et qui dit volonté dit connaissance. Pour qui veut connaître son corps du dedans c’est la corde du puits. Or, notre corps est le résumé de toute la création, le seul objet que nous puissions connaître en même temps du dedans que de dehors. Le connaissant, on connaît tout le reste. Le contrôle du souffle est donc la pierre philosophale et le principe des transformations. » (277-278)
« Tout ce qu’on nous enseigne c’est à tirer l’air par la narine droite et à le lâcher par la gauche en nous bouchant le nez alternativement du pouce et de l’annulaire ; ce qui ne présente aucune difficulté et aucun intérêt ... » (278)
Quant à l’autre pratique, la méditation, elle ne consiste pas à se fixer ni à ne plus penser à rien. C’est une tentative vaine. Ce n’est pas non plus de réfléchir sur un sujet, ni de s’appliquer à l’approfondir. Pour atteindre la méditation, il convient d’abandonner l’habitude de penser.
« (...) la fin de la méditation c’est la connaissance de l’un, de l’un intérieur, du soi. La pensée ne peut donc pas s’introduire là. C’est un mystère que la nature même de la pensée, non son défaut, l’empêche de percer. Il faut que la pensée se renonce pour concevoir l’un. » (279)
« Méditer c’est entrer dans la vérité sans la découvrir, sans la voir du dehors, sans l’ouvrir en paroles. » (279)
« Ainsi donc loin d’écarter toute image, efforcez-vous d’en dresser une et de lui donner toute puissance en vous. Prenez-la telle que vous puissiez vous y fixer tout entier. » (294)
« J’emplis maintenant sans étouffement « la plus petite mesure ». Je l’ai fait constater ce matin à mon ami. Il s’en réjouit et m’en loua : « Vous n’êtes plus un novice, vous êtes un sâdhœk désormais. La mesure est petite, mais c’est déjà celle d’un yoguî. Il m’intime l’ordre de ne pas essayer de me pousser au-delà mais de m’y tenir pendant plusieurs mois. « Si vous vous forcez trop, un accident est à craindre. » » (295)
« Le grand danger du yôg c’est qu’il fait grandir l’homme. Or le grand peut tomber aussi bien que le petit, mais il tombe de plus haut. Quand un arbre grandit et verdoie dans le ciel, c’est qu’alors sa racine grandit noire sous la terre. L’homme de bien est celui qui tient son mal derrière lui et sous ses pieds. Le juste est celui qui maintient chaque chose à sa place. Les choses d’en bas lui servent de ressource et de base. Mais la soumission des choses d’en bas n’empêche pas leur existence. Le refoulement les irrite au contraire et la pression les doue de puissance explosive. (...) L’homme sublime sans profondeur n’est pas un saint, n’est pas un sage, ni même un homme. Il n’a pas de racine et n’a pas de substance. Oh ! oh ! la sage image et le pieux mensonge. L’émasculé ne peut rien espérer du yôg, non plus que l’homme dissolu. Les racines de l’un sont coupées, celles de l’autre ont pourri. » (300)
« Le fait est que je ne pouvais plus dans la méditation garder l’œil fixe et sec, ni le cœur pur de tout souvenir et de mélancolie. » (304)
« Pratiquer le yôg c’est apprendre à vivre et à mourir comme on apprend à jouer d’un instrument. La part de patience, d’habileté technique, de convention et d’artifice et la part d’inspiration y sont les mêmes. L’instrument c’est le corps vivant, le corps intérieur inconnaissable à ceux qui l’observent du dehors comme à ceux qui le tuent pour l’ouvrir et pour en disséquer le résidu visible. Les cordes en sont les conduits du souffle vital et du fluide magnétique. Les doigts qui font sonner les notes sont les touches de l’attention réfléchie. Liberté résulte de maîtrise et lui revient. La mélodie enfin c’est la joie de celui qui joue et de ceux qui ont des oreilles pour l’entendre. Celui qui sait jouer cette musique-là n’a pas seulement la joie, il devient la joie. » (307-308)
– Citations choisies par Chartrand Saint-Louis, puisées dans le livre de Lanza Del Vasto, Le pèlerinage aux sources, Paris : Éditions Denoël, 1943
« La respiration est de toutes les fonctions du corps la seule qui soit volontaire ou involontaire à volonté. Il s’agit de la rendre volontaire et de s’en emparer. C’est par là qu’on a prise, de fil en fil, sur les autres fonctions. Et qui dit volonté dit connaissance. Pour qui veut connaître son corps du dedans c’est la corde du puits. Or, notre corps est le résumé de toute la création, le seul objet que nous puissions connaître en même temps du dedans que de dehors. Le connaissant, on connaît tout le reste. Le contrôle du souffle est donc la pierre philosophale et le principe des transformations. » (277-278)
« Tout ce qu’on nous enseigne c’est à tirer l’air par la narine droite et à le lâcher par la gauche en nous bouchant le nez alternativement du pouce et de l’annulaire ; ce qui ne présente aucune difficulté et aucun intérêt ... » (278)
Quant à l’autre pratique, la méditation, elle ne consiste pas à se fixer ni à ne plus penser à rien. C’est une tentative vaine. Ce n’est pas non plus de réfléchir sur un sujet, ni de s’appliquer à l’approfondir. Pour atteindre la méditation, il convient d’abandonner l’habitude de penser.
« (...) la fin de la méditation c’est la connaissance de l’un, de l’un intérieur, du soi. La pensée ne peut donc pas s’introduire là. C’est un mystère que la nature même de la pensée, non son défaut, l’empêche de percer. Il faut que la pensée se renonce pour concevoir l’un. » (279)
« Méditer c’est entrer dans la vérité sans la découvrir, sans la voir du dehors, sans l’ouvrir en paroles. » (279)
« Ainsi donc loin d’écarter toute image, efforcez-vous d’en dresser une et de lui donner toute puissance en vous. Prenez-la telle que vous puissiez vous y fixer tout entier. » (294)
« J’emplis maintenant sans étouffement « la plus petite mesure ». Je l’ai fait constater ce matin à mon ami. Il s’en réjouit et m’en loua : « Vous n’êtes plus un novice, vous êtes un sâdhœk désormais. La mesure est petite, mais c’est déjà celle d’un yoguî. Il m’intime l’ordre de ne pas essayer de me pousser au-delà mais de m’y tenir pendant plusieurs mois. « Si vous vous forcez trop, un accident est à craindre. » » (295)
« Le grand danger du yôg c’est qu’il fait grandir l’homme. Or le grand peut tomber aussi bien que le petit, mais il tombe de plus haut. Quand un arbre grandit et verdoie dans le ciel, c’est qu’alors sa racine grandit noire sous la terre. L’homme de bien est celui qui tient son mal derrière lui et sous ses pieds. Le juste est celui qui maintient chaque chose à sa place. Les choses d’en bas lui servent de ressource et de base. Mais la soumission des choses d’en bas n’empêche pas leur existence. Le refoulement les irrite au contraire et la pression les doue de puissance explosive. (...) L’homme sublime sans profondeur n’est pas un saint, n’est pas un sage, ni même un homme. Il n’a pas de racine et n’a pas de substance. Oh ! oh ! la sage image et le pieux mensonge. L’émasculé ne peut rien espérer du yôg, non plus que l’homme dissolu. Les racines de l’un sont coupées, celles de l’autre ont pourri. » (300)
« Le fait est que je ne pouvais plus dans la méditation garder l’œil fixe et sec, ni le cœur pur de tout souvenir et de mélancolie. » (304)
« Pratiquer le yôg c’est apprendre à vivre et à mourir comme on apprend à jouer d’un instrument. La part de patience, d’habileté technique, de convention et d’artifice et la part d’inspiration y sont les mêmes. L’instrument c’est le corps vivant, le corps intérieur inconnaissable à ceux qui l’observent du dehors comme à ceux qui le tuent pour l’ouvrir et pour en disséquer le résidu visible. Les cordes en sont les conduits du souffle vital et du fluide magnétique. Les doigts qui font sonner les notes sont les touches de l’attention réfléchie. Liberté résulte de maîtrise et lui revient. La mélodie enfin c’est la joie de celui qui joue et de ceux qui ont des oreilles pour l’entendre. Celui qui sait jouer cette musique-là n’a pas seulement la joie, il devient la joie. » (307-308)
– Citations choisies par Chartrand Saint-Louis, puisées dans le livre de Lanza Del Vasto, Le pèlerinage aux sources, Paris : Éditions Denoël, 1943
lundi 30 janvier 2006
La flexibilité
Les grands principes de la faculté d’adaptation au changement :
1) Agir à la bonne cadence
La personne flexible aime le changement et a confiance en son aptitude à l’affronter.
2) Ne suivre aucune mode
Avant d’adopter un régime ou un style, faire l’examen de sa pertinence ; inverser mentalement les grands titres de journaux pour éviter de tomber dans le piège de la pensée collective.
3) Envisager favorablement le changement
Faire l’essai de nouveaux mets ou de nouvelles méthodes ; s’engager à poursuivre un intérêt nouveau et à inventer une nouvelle tradition.
4) Stimuler son esprit d’initiative
Se lancer dans de nouveaux projets en y consacrant le meilleur de soi-même : en accepter le résultat, quel qu’il soit.
5) Avoir des activités diversifiées
Écarter les idées qui ne mènent à rien ; ne pas s’obliger de poursuivre des relations toxiques ; essayer d’apporter du nouveau à ses relations existantes.
6) Décider de ne pas décider
Se permettre de laisser un projet en plan.
7) Nul besoin d’être parfait
Reconnaître ses erreurs et essayer d’en rire.
8) Insister pour avoir du plaisir dans la vie
Ne pas se forcer à exécuter pendant une longue période des tâches qui ne vous plaisent pas ; introduire des éléments amusants dans sa vie et insister pour leur accorder autant de temps qu’aux choses sérieuses.
9) Encourager tous les styles de pensée et de réaction face au changement
S’entourer de personnes de toutes sortes ; écouter attentivement les opinions des jeunes et des vieux, des personnes instruites ou ignorantes. La variété des idées stimule la réflexion et donne une vision plus large des choses ; à la longue, elle permet d’accepter les changements et d’en amorcer.
10) Le changement est une constance
Même en recherchant la stabilité et l’équilibre dans sa vie, on se rend compte que le déséquilibre est une constance ; même en appréciant le présent et en respectant certains éléments de votre passé, en l’absence de tout changement, on risque de perdre son enthousiasme pour l’avenir.
– Principes puisés dans l’ouvrage de Priscilla Donovan et Jacquelyn Wonder, Les secrets de la flexibilité : savoir s’adapter aux changements, Montréal : Les Éditions de l’homme, 1993
1) Agir à la bonne cadence
La personne flexible aime le changement et a confiance en son aptitude à l’affronter.
2) Ne suivre aucune mode
Avant d’adopter un régime ou un style, faire l’examen de sa pertinence ; inverser mentalement les grands titres de journaux pour éviter de tomber dans le piège de la pensée collective.
3) Envisager favorablement le changement
Faire l’essai de nouveaux mets ou de nouvelles méthodes ; s’engager à poursuivre un intérêt nouveau et à inventer une nouvelle tradition.
4) Stimuler son esprit d’initiative
Se lancer dans de nouveaux projets en y consacrant le meilleur de soi-même : en accepter le résultat, quel qu’il soit.
5) Avoir des activités diversifiées
Écarter les idées qui ne mènent à rien ; ne pas s’obliger de poursuivre des relations toxiques ; essayer d’apporter du nouveau à ses relations existantes.
6) Décider de ne pas décider
Se permettre de laisser un projet en plan.
7) Nul besoin d’être parfait
Reconnaître ses erreurs et essayer d’en rire.
8) Insister pour avoir du plaisir dans la vie
Ne pas se forcer à exécuter pendant une longue période des tâches qui ne vous plaisent pas ; introduire des éléments amusants dans sa vie et insister pour leur accorder autant de temps qu’aux choses sérieuses.
9) Encourager tous les styles de pensée et de réaction face au changement
S’entourer de personnes de toutes sortes ; écouter attentivement les opinions des jeunes et des vieux, des personnes instruites ou ignorantes. La variété des idées stimule la réflexion et donne une vision plus large des choses ; à la longue, elle permet d’accepter les changements et d’en amorcer.
10) Le changement est une constance
Même en recherchant la stabilité et l’équilibre dans sa vie, on se rend compte que le déséquilibre est une constance ; même en appréciant le présent et en respectant certains éléments de votre passé, en l’absence de tout changement, on risque de perdre son enthousiasme pour l’avenir.
– Principes puisés dans l’ouvrage de Priscilla Donovan et Jacquelyn Wonder, Les secrets de la flexibilité : savoir s’adapter aux changements, Montréal : Les Éditions de l’homme, 1993
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jeudi 19 janvier 2006
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Critères de participation
Le rédacteur est l’unique détenteur du droit d’auteur. Nous lui demandons toutefois de s’assurer qu’il détient bel et bien l’autorisation de publier avant de nous en donner la permission.
Chaque rédacteur est libre de diffuser ou non son billet. Il peut, par conséquent, le retirer ou le maintenir accessible selon une durée déterminée.
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Reprendre une phrase ou un paragraphe d’un livre, d’un magazine ou d’un site en mentionnant la source (nom de l’auteur, titre du livre, de l’article ou du site, date et page) n’est pas un plagiat. Par contre, reformuler en ses mots ou à l’aide de synonymes un texte sans en préciser la source correspond à un plagiat. Pour éviter le plagiat, nous invitons nos rédacteurs à citer leurs sources. Si le rédacteur se rend coupable de plagiat (ce que nous désapprouvons fortement), il engage sa responsabilité personnelle (et non celle du Petit Portail d'Albert).
Si le rédacteur permet la diffusion de son billet sur un autre site, nous le prions de nous en aviser. S’il fait défaut d’aviser, nous lui demanderons de clarifier la situation pour nous assurer qu’il ne s’agit pas d’une appropriation illégale. Par contre, si nous lui avons demandé l’exclusivité de diffusion, nous le prierons de faire un choix parmi les sites afin d’éviter toute situation conflictuelle.
Le rédacteur a le choix de garder ou non l’anonymat. S’il choisit de prendre un pseudonyme, nous respectons son choix. Ce pseudonyme sera l’identifiant unique du rédacteur. Nous prenons l’engagement de ne pas révéler sa véritable identité.
Les concepteurs de ce carnet Web et les rédacteur ne tirent aucun profit de la diffusion des billets. Le Petit Portail d’Albert n’a surtout pas une finalité lucrative. Il n’a aucune visée commerciale. Le rédacteur obtient l’assurance que nous ne commercialiserons pas ses billets. De même, aucun frais ne sera exigible pour la diffusion des billets sur notre site. Chaque rédacteur participe pour le plaisir de partager des informations, des impressions, de bonnes adresses, pour parler de ce qu’il aime, l’occupe ou le préoccupe.
Nos préalables
Il faut être à l’aise avec l’idée d’être diffusé publiquement (et ce que cela comporte : critiques, commentaires ou observations, risque d’être copié ou plagié, ...).
La présentation et la catégorisation relèvent du gestionnaire de contenu.
Le gestionnaire de contenu peut changer la présentation et/ou la structure du site à tout moment et sans préavis. De nouvelles rubriques peuvent se greffer sur notre site, d’autres peuvent être retranchées. Il est entendu toutefois que l’intégrité du site sera respectée.
Le concepteur du site a l’entière liberté d’accepter ou de refuser la diffusion d’un article.
Chaque texte est soumis pour approbation avant toute diffusion. Pour des corrections autres que grammaticales, nous ferons des propositions de modification à l’auteur.
Il faut savoir que le concepteur du site n’assume pas de responsabilités à l’égard des propos tenus par les auteurs. Le Petit Portail d’Albert se dégage de toute responsabilité en regard du contenu des billets diffusés sur notre carnet. Chaque rédacteur assume entièrement ses propos.
Le concepteur du carnet peut mettre fin à celui-ci à tout moment et sans préavis.
Nos valeurs
Notre carnet Web préconise une approche du "politique", de l’"économie" ou du "social" sous un angle philosophique ou spirituel, où l’être humain est au coeur de la problématique.
Tout ce qui a trait à la question de l’être humain, sa perception et sa vision du monde, nous intéresse.
Ce carnet Web vise modestement à amener l’être humain à réfléchir sur son état (ou sa condition d’être humain) face aux autres et à lui-même, et non face aux conflits qui pullulent et rendent stériles toutes solutions viables.
Ce carnet Web sert à "faire prendre conscience".
Aucun propos qui alimente ou suscite la controverse ou la dispute n’est recevable.
Qualité de l’écriture, mention des sources, respect du droit d’auteur (citation d’une ou des parties d’une œuvre protégée en conformité avec la législation sur la propriété intellectuelle) et respect des droits de la personne (interdiction de diffuser tout texte à caractère calomniateur, diffamatoire ou tout texte de propagande ou d’endoctrinement), validité et pertinence des propos.
Critères de participation
Le rédacteur est l’unique détenteur du droit d’auteur. Nous lui demandons toutefois de s’assurer qu’il détient bel et bien l’autorisation de publier avant de nous en donner la permission.
Chaque rédacteur est libre de diffuser ou non son billet. Il peut, par conséquent, le retirer ou le maintenir accessible selon une durée déterminée.
Si quelqu’un s’approprie un billet, le diffuse sur son site sans l’autorisation du rédacteur, nous ne nous en tenons pas responsable. Toutefois, si nous en prenons connaissance, nous en informerons le rédacteur afin qu’il veille au respect de son droit d’auteur.
Reprendre une phrase ou un paragraphe d’un livre, d’un magazine ou d’un site en mentionnant la source (nom de l’auteur, titre du livre, de l’article ou du site, date et page) n’est pas un plagiat. Par contre, reformuler en ses mots ou à l’aide de synonymes un texte sans en préciser la source correspond à un plagiat. Pour éviter le plagiat, nous invitons nos rédacteurs à citer leurs sources. Si le rédacteur se rend coupable de plagiat (ce que nous désapprouvons fortement), il engage sa responsabilité personnelle (et non celle du Petit Portail d'Albert).
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Ce carnet Web vise modestement à amener l’être humain à réfléchir sur son état (ou sa condition d’être humain) face aux autres et à lui-même, et non face aux conflits qui pullulent et rendent stériles toutes solutions viables.
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