Érotisme ou pornographie : Sacré ou profane ? Intérieur ou extérieur ?
Y a-t-il là dichotomie irréductible ou bien sommes-nous dans un continuum différemment perçu selon les époques ?
Voici ce qu’en pensait Henry Miller cité par Philippe Djian sur son Ardoise (Paris: Julliard, 2002). Un écrivain doit-il aborder la pornographie ?
" ... les prudents se réfugient dans l’érotisme - voyez leur sourire satisfait, leur jardin à la française, humez leur parfum suranné -, les autres, ceux qui croient encore à quelque chose, devront se battre à mains nues : pas de production hollywoodienne ni panoplie de métaphores chatoyantes. Pas de faux-fuyants ni de poudre aux yeux : juste le vocabulaire de base, sec et dur à s’en briser les mâchoires. Pas de clin d’œil, de complicité, de connivence avec le lecteur, ce qui est le fond de commerce de l’érotisme, non, pas de cette vulgarité là. Pas de cette pudeur autrement nauséabonde qui ravale la sexualité au rang de l’entertainment.
Regarder la sexualité en face, et se donner ainsi les moyens d’y comprendre quelque chose (quelles forces animent quoi - ou qui si l’on veut faire plus court), passe obligatoirement par la pornographie, à moins que l’on ne choisisse de piétiner sur place. Malheureusement, il n’y a pas de pornographie dans les sex-shops, il n’y a que de la merde, et il faut chercher la pornographie là où elle se trouve : chez les rares cinéastes et les quelques écrivains qui l’ont considérée comme un matériau noble, consubstantiel à la nature humaine et donc fichtrement digne d’intérêt.
... et si la seule réalité, le meilleur moyen de "penser notre époque" était contenu dans une scène de baise ? Si le miroir le plus juste de notre société s’y trouvait concentré ? Si l’on pouvait y décrypter la somme de nos terreurs, de nos angoisses, de nos joies et de nos peines, je veux dire de notre condition, ici et maintenant ? Et d’une manière plus triviale, si notre façon de baiser, les rapports que nous entretenons avec le sexe, comme nous en parlons et comme nous le pratiquons, avec quels mots, quelle brutalité, quels silences, et dans quelles positions, et avant, et après, et dans quel état d’esprit, et dans quelle intention, et avec quelle part de nous-mêmes, et jusqu’où, et pourquoi... et si toutes ces questions amenaient une réponse, si l’on consentait à les considérer objectivement une seule minute, ne se trouverait-on pas en présence du plus magistral instantané que l’on puisse espérer, de la plus sensible esquisse de la réalité ?
Ceci dit, vous faites comme vous voulez."
– Billet de Jean-Louis MILLET
jeudi 14 mai 2009
Érotisme vs Pornographie
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Sexualité
lundi 19 janvier 2009
Il était du troupeau
Il y était né. Il y avait été élevé et tout avait été fait pour l’y tenir serré.
Un milieu familial toujours assujetti à de petits nobliaux campagnards ou de grands bourgeois parisiens avait cultivé à l’envie l’art du « Ne parle pas si on ne te demande rien » ou encore « Ne regarde pas les gens en face, c’est effronté, ça ne se fait pas », premiers éléments vers une forme larvée de la servitude.
De l’église alors omniprésente, de cathés en patros en passant par colos et confessionnaux, les curés pilonnaient les jeunes ouailles à eux confiées avec le devoir d’état et d’obéissance absolue à ceux qui sont au-dessus afin de plaire à Dieu. Et carte de pointage pour les présences à la messe s’il vous plaît (ou non d’ailleurs, c’était pareil).... Il en était.
L’école de la République elle-même vous rangeait savamment en cases désignées, orientées, tout ce petit monde qu’elle avait à préparer pour la vie active alors dite professionnelle. Là d’où il était, - d’où i’venais - c’était le cours complémentaire. Il devait lui permettre d’aller un peu au-delà du certif’, jusqu’au brevet élémentaire même, pourquoi pas, si ses moyens et son travail...
Au bout de ce tunnel de quinze ans, un expert de l’orientation scolaire le voua au métier de tourneur. Selon lui, il en avait toutes les qualités. Il manquait d’une, fondamentale, ce qui le mettait selon lui en totale contradiction avec ce projet : il avait une réelle aversion pour le travail du métal, ses mains noires et graisseuses alors que le bois est si doux au toucher, poncé à grain fin n’a-t-il pas le soyeux d’une peau, de celle du haut de l’intérieur d’une cuisse au plus près de l’intimité... Si au moins il avait dit menuisier cet homme, sans doute que...
Fer et bois, matériaux on connaissait "bien", le CC à côté des matières scolaires classiques d’un cursus adapté sixième/troisième, offrait en effet du travail en atelier une fois par semaine. Mais il était expert, n’est-ce pas, cet homme, dans l’art de fournir de la matière vive à l’enseignement professionnel.
Au programme d’alors au CC, la physique et la chimie. La physique, un peu abstraite, mais la chimie, Ah ! la chimie ! Selon lui, une voie toute tracée. Prestige de la blouse blanche ? Il ne savait, mais son choix fut vite fait.
Sans diplôme. Deux lettres de "motivation". Deux réponses positives. Heureux temps du plein emploi du début des "trente glorieuses"....
Ça devint mon métier.
J’entrais donc dans le monde d’une progression marche par marche toujours aidé/coopté par un certain de la marche du dessus. Une méthode d’aspiration ascendante depuis longtemps rodée pour garantir le bon fonctionnement de tout le système.
Dix sept années de cours du soir suivies de deux années d’école plein temps, soit dix-neuf ans plus tard, je décrochais un titre d’ingénieur, un vrai, pas au rabais. Major de promo même que j’étais face à des petits jeunes qui avaient faits les classes préparatoires. Bête de somme, en somme, fruit du système et fière de l’être !
Ainsi capé, je changeais d’orientation. Par aspiration. Nouveau domaine, le commerce dans la science. Il faut quand même des bases, non ?
Là, plus de cours et de diplômes à passer, mais toujours l’ascension verticale avec les ressorts - ou miroirs ? - travail/compétence. Ainsi, je montais, montais comme la petite bête - ou le gros bêta - jusqu’à un perchoir, sans l’avoir voulu tout en l’ayant recherché plus ou moins, consciemment et/ou non.
Le système est bien huilé - vaseliné serait grossier - même si soudain la contradiction vous pète à la gueule, littéralement. J’étais là pour mettre en forme ces messages qui doivent faire passer les « Mais, si... » pour des « Longs termes », ces pilules, petites et grosses, qui font mal, qui tuent l’espoir, qui brisent des vies au profit du... profit. Profit de ceux qui ont imaginé, mis en place, entretenu depuis si longtemps l’aspirateur. Ces rois du management sans ménagement car, par hasard - mais y en a-t-il ? - , le mot manager ne viendrait-il pas de "faire le ménage" tout autour afin que les subalternes puissent travailler dans les meilleurs conditions possibles de... rentabilité pour la pompe à profit!
Bien sûr au cours de cette période il y eut beaucoup d’autres messages sous beaucoup de forme, sympas ceux-ci, même si ce n’étaient que des carottes ou des poignées de queues de cerises... Mais il y avait les autres, putain ! les autres.
Et on est là au cœur de la toile, englueur englué, à se débattre malgré tout, à tenter d’user le plus souvent possible de méthodes marginales, au rencard du système dominant, trop naturelles sans doute car sans assez de pression...
Mais l’araigne règne, et la pression, concurrentielle celle-ci, pour ce poste prisé, vous satellise un jour avant de vous débarquer sur le bas côté. Comme ça, comme scorie. Comme les autres. Le train doit continuer son chemin sur les rails en vigueur n’est-ce pas, sans quoi, où irions-nous ?
Longtemps colère et soulagement se mêlèrent en moi intimement, semant le trouble et le tourment, avant que le soulagement l’emporte. Alors, calme revenu, mon propre ménage devint possible ! De sous la poussière je remis au jour certaines vérités qui m’étaient chères...
puis, du plumeau j’ai retiré une plume...
– Nouvelle de Jean-Louis MILLET
Un milieu familial toujours assujetti à de petits nobliaux campagnards ou de grands bourgeois parisiens avait cultivé à l’envie l’art du « Ne parle pas si on ne te demande rien » ou encore « Ne regarde pas les gens en face, c’est effronté, ça ne se fait pas », premiers éléments vers une forme larvée de la servitude.
De l’église alors omniprésente, de cathés en patros en passant par colos et confessionnaux, les curés pilonnaient les jeunes ouailles à eux confiées avec le devoir d’état et d’obéissance absolue à ceux qui sont au-dessus afin de plaire à Dieu. Et carte de pointage pour les présences à la messe s’il vous plaît (ou non d’ailleurs, c’était pareil).... Il en était.
L’école de la République elle-même vous rangeait savamment en cases désignées, orientées, tout ce petit monde qu’elle avait à préparer pour la vie active alors dite professionnelle. Là d’où il était, - d’où i’venais - c’était le cours complémentaire. Il devait lui permettre d’aller un peu au-delà du certif’, jusqu’au brevet élémentaire même, pourquoi pas, si ses moyens et son travail...
Au bout de ce tunnel de quinze ans, un expert de l’orientation scolaire le voua au métier de tourneur. Selon lui, il en avait toutes les qualités. Il manquait d’une, fondamentale, ce qui le mettait selon lui en totale contradiction avec ce projet : il avait une réelle aversion pour le travail du métal, ses mains noires et graisseuses alors que le bois est si doux au toucher, poncé à grain fin n’a-t-il pas le soyeux d’une peau, de celle du haut de l’intérieur d’une cuisse au plus près de l’intimité... Si au moins il avait dit menuisier cet homme, sans doute que...
Fer et bois, matériaux on connaissait "bien", le CC à côté des matières scolaires classiques d’un cursus adapté sixième/troisième, offrait en effet du travail en atelier une fois par semaine. Mais il était expert, n’est-ce pas, cet homme, dans l’art de fournir de la matière vive à l’enseignement professionnel.
Au programme d’alors au CC, la physique et la chimie. La physique, un peu abstraite, mais la chimie, Ah ! la chimie ! Selon lui, une voie toute tracée. Prestige de la blouse blanche ? Il ne savait, mais son choix fut vite fait.
Sans diplôme. Deux lettres de "motivation". Deux réponses positives. Heureux temps du plein emploi du début des "trente glorieuses"....
Ça devint mon métier.
J’entrais donc dans le monde d’une progression marche par marche toujours aidé/coopté par un certain de la marche du dessus. Une méthode d’aspiration ascendante depuis longtemps rodée pour garantir le bon fonctionnement de tout le système.
Dix sept années de cours du soir suivies de deux années d’école plein temps, soit dix-neuf ans plus tard, je décrochais un titre d’ingénieur, un vrai, pas au rabais. Major de promo même que j’étais face à des petits jeunes qui avaient faits les classes préparatoires. Bête de somme, en somme, fruit du système et fière de l’être !
Ainsi capé, je changeais d’orientation. Par aspiration. Nouveau domaine, le commerce dans la science. Il faut quand même des bases, non ?
Là, plus de cours et de diplômes à passer, mais toujours l’ascension verticale avec les ressorts - ou miroirs ? - travail/compétence. Ainsi, je montais, montais comme la petite bête - ou le gros bêta - jusqu’à un perchoir, sans l’avoir voulu tout en l’ayant recherché plus ou moins, consciemment et/ou non.
Le système est bien huilé - vaseliné serait grossier - même si soudain la contradiction vous pète à la gueule, littéralement. J’étais là pour mettre en forme ces messages qui doivent faire passer les « Mais, si... » pour des « Longs termes », ces pilules, petites et grosses, qui font mal, qui tuent l’espoir, qui brisent des vies au profit du... profit. Profit de ceux qui ont imaginé, mis en place, entretenu depuis si longtemps l’aspirateur. Ces rois du management sans ménagement car, par hasard - mais y en a-t-il ? - , le mot manager ne viendrait-il pas de "faire le ménage" tout autour afin que les subalternes puissent travailler dans les meilleurs conditions possibles de... rentabilité pour la pompe à profit!
Bien sûr au cours de cette période il y eut beaucoup d’autres messages sous beaucoup de forme, sympas ceux-ci, même si ce n’étaient que des carottes ou des poignées de queues de cerises... Mais il y avait les autres, putain ! les autres.
Et on est là au cœur de la toile, englueur englué, à se débattre malgré tout, à tenter d’user le plus souvent possible de méthodes marginales, au rencard du système dominant, trop naturelles sans doute car sans assez de pression...
Mais l’araigne règne, et la pression, concurrentielle celle-ci, pour ce poste prisé, vous satellise un jour avant de vous débarquer sur le bas côté. Comme ça, comme scorie. Comme les autres. Le train doit continuer son chemin sur les rails en vigueur n’est-ce pas, sans quoi, où irions-nous ?
Longtemps colère et soulagement se mêlèrent en moi intimement, semant le trouble et le tourment, avant que le soulagement l’emporte. Alors, calme revenu, mon propre ménage devint possible ! De sous la poussière je remis au jour certaines vérités qui m’étaient chères...
puis, du plumeau j’ai retiré une plume...
– Nouvelle de Jean-Louis MILLET
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dimanche 30 novembre 2008
Consultation
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Il est possible de connaître toutes les publications d’un rédacteur en cliquant sur son nom dans la liste des rédacteurs. Le chiffre entre parenthèses à la suite du nom renvoie au nombre d'articles publiés par ce rédacteur.
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vendredi 28 novembre 2008
Aphorismes zen
« Le corps est l’étui fragile qui, durant un certain nombre d’années, renferme ton âme. »
Bouddha
« La seule loi de l’univers qui ne soit pas soumise au changement est que tout change, tout est impermanent. »
Bouddha
« L’homme qui, au lieu de mettre de l’huile dans sa lampe, l’alimente avec de l’eau, ne dissipera pas les ténèbres qui l’entourent. »
Bouddha
« La force est l’arme de ceux qui ont tort. »
Bouddha
« N’interrogez pas le silence car il est muet... c’est en nous même que nous devons chercher la délivrance. »
Bouddha
« Les hommes dès qu’ils naissent sont exposés à la mort. Jeunes et vieux, ignorants et savants, tous mourront. Ce n’est ni par les plaintes, ni par le désespoir que l’on atteint à la paix de l’âme. »
Bouddha
« La mort est sourde, elle n’entend pas la voix de l’amour. »
Bouddha
« Celui qui désire la paix du cœur doit arracher de sa blessure la flèche de la peine, la plainte et la lamentation... »
Bouddha
« Rien n’échappe à la censure des hommes ; ils critiquent celui qui demeure silencieux, ils blâment celui qui parle, ils murmurent contre celui qui prêche la voie droite. Mais cela importe peu ; faites le bien et laissez parler les autres ! »
Bouddha
« Comme un long fleuve la vie n’est magnifique qu’en offrant de multiples méandres. »
Chen Ziang
« Fermer les yeux pour tout voir, et mourir les yeux ouverts. »
F. Pagny
« Écrase le tronc du cerisier, tu ne trouves pas de fleurs. C’est le ciel du printemps qui a apporté les fleurs. »
Ikkyû
« La lune claire se reflète dans des milliers de fleuves. »
Ikkyû
« Gagner ou perdre est l’inscience qui fait croire à la personnalité et au Moi. »
Ikkyû
« Écoutez seulement avec attention le vent dans les pins et les cèdres. »
Ryonen Genso
« La pureté du vent, la clarté de la lune, qui peut les peindre ? »
Deshimaru
« Une seule cause ne produit pas un seul effet. »
Deshimaru
« Quand le vent souffle vers l’ouest, le nuage va vers l’ouest. »
Deshimaru
« Lorsqu’on obtient une chose, on en perd une autre ! »
Deshimaru
« Agir sans but ni profit est l’attitude exacte. »
Dogen
« Ici et maintenant contient l’éternité, ici et maintenant seul existe. »
Dogen
« En bateau sur l’océan, si nous regardons dans toutes les directions, l’océan nous semble rond. »
Dogen
« Si l’on ne regarde qu’un seul côté, l’autre côté reste obscur. »
Dogen
« La pluie lave, le vent polit. »
Deshimaru
« Nous ne pouvons pas voir la montagne lorsque nous sommes au sommet. »
Deshimaru
« La lumière est le monde des différences, dans l’obscurité règne l’identité. »
Deshimaru
« L’ombre des actes est indélébile. »
Prajnaparamita S.
« C’est en se lamentant qu’on devient lamentable ! »
B. Leblanc-Halmos
« Nous donnons toujours un sol fertile à nos démons ! »
M. de Smedt
– Aphorismes recueillis par Jean-Louis MILLET
Bouddha
« La seule loi de l’univers qui ne soit pas soumise au changement est que tout change, tout est impermanent. »
Bouddha
« L’homme qui, au lieu de mettre de l’huile dans sa lampe, l’alimente avec de l’eau, ne dissipera pas les ténèbres qui l’entourent. »
Bouddha
« La force est l’arme de ceux qui ont tort. »
Bouddha
« N’interrogez pas le silence car il est muet... c’est en nous même que nous devons chercher la délivrance. »
Bouddha
« Les hommes dès qu’ils naissent sont exposés à la mort. Jeunes et vieux, ignorants et savants, tous mourront. Ce n’est ni par les plaintes, ni par le désespoir que l’on atteint à la paix de l’âme. »
Bouddha
« La mort est sourde, elle n’entend pas la voix de l’amour. »
Bouddha
« Celui qui désire la paix du cœur doit arracher de sa blessure la flèche de la peine, la plainte et la lamentation... »
Bouddha
« Rien n’échappe à la censure des hommes ; ils critiquent celui qui demeure silencieux, ils blâment celui qui parle, ils murmurent contre celui qui prêche la voie droite. Mais cela importe peu ; faites le bien et laissez parler les autres ! »
Bouddha
« Comme un long fleuve la vie n’est magnifique qu’en offrant de multiples méandres. »
Chen Ziang
« Fermer les yeux pour tout voir, et mourir les yeux ouverts. »
F. Pagny
« Écrase le tronc du cerisier, tu ne trouves pas de fleurs. C’est le ciel du printemps qui a apporté les fleurs. »
Ikkyû
« La lune claire se reflète dans des milliers de fleuves. »
Ikkyû
« Gagner ou perdre est l’inscience qui fait croire à la personnalité et au Moi. »
Ikkyû
« Écoutez seulement avec attention le vent dans les pins et les cèdres. »
Ryonen Genso
« La pureté du vent, la clarté de la lune, qui peut les peindre ? »
Deshimaru
« Une seule cause ne produit pas un seul effet. »
Deshimaru
« Quand le vent souffle vers l’ouest, le nuage va vers l’ouest. »
Deshimaru
« Lorsqu’on obtient une chose, on en perd une autre ! »
Deshimaru
« Agir sans but ni profit est l’attitude exacte. »
Dogen
« Ici et maintenant contient l’éternité, ici et maintenant seul existe. »
Dogen
« En bateau sur l’océan, si nous regardons dans toutes les directions, l’océan nous semble rond. »
Dogen
« Si l’on ne regarde qu’un seul côté, l’autre côté reste obscur. »
Dogen
« La pluie lave, le vent polit. »
Deshimaru
« Nous ne pouvons pas voir la montagne lorsque nous sommes au sommet. »
Deshimaru
« La lumière est le monde des différences, dans l’obscurité règne l’identité. »
Deshimaru
« L’ombre des actes est indélébile. »
Prajnaparamita S.
« C’est en se lamentant qu’on devient lamentable ! »
B. Leblanc-Halmos
« Nous donnons toujours un sol fertile à nos démons ! »
M. de Smedt
– Aphorismes recueillis par Jean-Louis MILLET
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mardi 2 septembre 2008
Edward Burtynsky ou l’homme aux yeux verts
Verts comme vifs. Verts comme vivants. Verts comme veilleurs. Verts comme écolo... Ainsi qualifierais-je Edward Burtynsky, photographe canadien, traqueur d’images de l’impact des hommes sur la nature.
Je l’ai découvert dans une revue d’art française avec des photos rapportées de Chine. Toutes montraient le gigantisme et la standardisation à l’œuvre au cœur des cités nouvelles comme dans les usines. Après avoir vu ceci, l’invasion du marché occidental par les produits chinois devenait une simple évidence, un fait inéluctable.
Plus récemment, j’ai pu voir certaines de ses photos sur le thème des carrières à ciel ouvert. J’ai été accroché par les vues de Carrare en Italie, haut lieu du marbre blanc, site et matériau cher à l’un des géants de l’art de la Renaissance florentine, Michelangelo Buonarroti. Les excavations présentées étaient gigantesques et montraient des fronts de taille d’une très grande rigueur rectiligne. Prises du dessus, elles semblaient issues du dessein - ou dessin qui sait ? - d’un maître de l’abstraction. Sur l’une des photos, une sorte de rebus de blocs informes et de "restes" industriels. J’imaginais le Florentin réclamant contre toute attente l’un de ces blocs déchus comme il l’avait fait cinq siècles plus tôt et lui donner vie en un nouveau David de génie.
D’autres carrières étaient présentées, notamment celles de Barre dans le Vermont et de Makrana au Rajasthan, montrant la transformation catastrophique apportée à l’environnement par un travail d’exploitation des ressources naturelles conduit sans le moindre respect de la nature.
Curiosité à vif, j’ai cherché sur le web le site du photographe (1). Et là, j’ai été confronté à des séries de photos envoûtantes, d’une grande beauté formelle jusque et y compris dans la description de décharges où nous, humains, laissons traîner nos déchets, pneus et vieux métaux, méga-poubelles qualifiées de "Urban Mines" par l’artiste, ou bien encore dans celle des chantiers navals ( série "Ships" ), des champs pétrolifères ( série "Oil" ) ou encore du projet colossal des Trois Gorges en Chine .... Autant de dénonciations de notre incurie.
La cinéaste Jennifer Baichwal (2) a suivi Edward Burtynsky dans son déplacement en Chine et en a tiré un documentaire "Manufactured Landscapes" (3).
N’ayant pas eu l’occasion de voir ce film en France, j’ai demandé à Chartrand Saint-Louis qui avait assisté à sa projection au Canada ce qui en ressortait.
« Ce documentaire montre avec quelle frénésie la Chine se modernise et saccage son environnement. Cela laisse entrevoir clairement que les efforts pour freiner les émissions de gaz à effet de serre vont être pratiquement "annulés" par ces sociétés en émergence, la Chine et l’Inde, dont les besoins énergétiques sont énormes et sans cesse croissants. Il est évident qu’elles ne vont pas stopper leurs objectifs de développement. Les pronostics étaient déjà si alarmants. Il y a longtemps qu’il aurait fallu prendre des mesures pour restreindre les transports (gros pollueurs) et agir sur bien d’autres fronts. Rien ne va assez vite. À la fin de la projection, je me demandais : va-t-on s’en sortir ? Devant tant d’inconsciences, tant de tergiversations, il semble qu’on ne puisse que baisser les bras. D’un autre côté, à l’égard de cette menace gigantesque (la dégradation fulgurante de l’environnement), on est amené à relativiser ses "petits ennuis". Ça nous ramène à l’essentiel et nous éloigne des futilités... qui sont légion. » (4)
J’ai senti la nécessité de répondre en ces termes.
« Je comprends pleinement que l’on soit choqué par l’attitude des Chinois ou des Indiens vis-à-vis de l’environnement et je le suis moi-même... parfois ! Mais...
Mais l’Occident ne peut leur jeter la pierre, encore moins se dresser en grand gardien du bien de tous. Pour cela, il nous aurait fallu être irréprochables par le passé, car seule l’exemplarité peut porter, comme je l’exposais en son temps dans une réflexion sur les droits de l’homme et leurs perceptions en Europe et en Asie : « Droits de l’Homme... peut-on concilier des cultures opposées ? » (5) Nous récoltons aujourd’hui ce qu’hier nous avons semé dans ces pays alors assujettis. Notre seule chance d’influer maintenant sur les choix écologiques de ces États en plein boom économique est dans la mise au point, au plus vite, de systèmes de remplacement propres. Notre technologie le permet sans aucun doute lorsque l’on voit ce que le militaire est à même de faire et les sommes qui s’y engloutissent, la preuve par l’absurde que les moyens existent. Reste aux gouvernants à l’imposer. En ont-ils la possibilité face aux lobbies et aux multinationales ? Là est la vraie question, je crois. En tant que citoyens des démocraties, nous avons donc, à notre niveau, notre mot - notre bulletin plutôt - à glisser dans le débat. » (4)
Sur quoi Chartrand a conclu :
« ... Cette poursuite du développement sous toutes les latitudes est une catastrophe. Une pure catastrophe. Il y a longtemps que nous aurions dû redéfinir le concept de "développement". » (4)
Edward Burtynsky ou comment un homme peut mettre son art - immense - au service de la cause absolument prioritaire de la protection de l’environnement et susciter le débat qui doit impérativement voir le jour.
- Billet de Jean-Louis MILLET
(1) Edward Burtynsky (Photographics Works) ;
(2) Jennifer Baichwal - Northern Stars ;
(3) Manufactured Landscapes, voir aussi Paysages Fabriqués (Manufactured Landscapes) (2006) de Jennifer Baichwal ;
(4) Conversation virtuelle (courriels) entre Chartrand Saint-Louis et Jean-Louis Millet (en date du 8 octobre 2007) ;
(5) Zen évasion (26 novembre 2005).
Nous vous invitons à consulter la page consacrée à Edward Burtynsky chez Artsy qui fournit aux visiteurs des listes d'expositions mises à jour, plus de 90 de ses œuvres et des articles exclusifs. La page comprend également des artistes et catégories connexes.
Je l’ai découvert dans une revue d’art française avec des photos rapportées de Chine. Toutes montraient le gigantisme et la standardisation à l’œuvre au cœur des cités nouvelles comme dans les usines. Après avoir vu ceci, l’invasion du marché occidental par les produits chinois devenait une simple évidence, un fait inéluctable.
Plus récemment, j’ai pu voir certaines de ses photos sur le thème des carrières à ciel ouvert. J’ai été accroché par les vues de Carrare en Italie, haut lieu du marbre blanc, site et matériau cher à l’un des géants de l’art de la Renaissance florentine, Michelangelo Buonarroti. Les excavations présentées étaient gigantesques et montraient des fronts de taille d’une très grande rigueur rectiligne. Prises du dessus, elles semblaient issues du dessein - ou dessin qui sait ? - d’un maître de l’abstraction. Sur l’une des photos, une sorte de rebus de blocs informes et de "restes" industriels. J’imaginais le Florentin réclamant contre toute attente l’un de ces blocs déchus comme il l’avait fait cinq siècles plus tôt et lui donner vie en un nouveau David de génie.
D’autres carrières étaient présentées, notamment celles de Barre dans le Vermont et de Makrana au Rajasthan, montrant la transformation catastrophique apportée à l’environnement par un travail d’exploitation des ressources naturelles conduit sans le moindre respect de la nature.
Curiosité à vif, j’ai cherché sur le web le site du photographe (1). Et là, j’ai été confronté à des séries de photos envoûtantes, d’une grande beauté formelle jusque et y compris dans la description de décharges où nous, humains, laissons traîner nos déchets, pneus et vieux métaux, méga-poubelles qualifiées de "Urban Mines" par l’artiste, ou bien encore dans celle des chantiers navals ( série "Ships" ), des champs pétrolifères ( série "Oil" ) ou encore du projet colossal des Trois Gorges en Chine .... Autant de dénonciations de notre incurie.
La cinéaste Jennifer Baichwal (2) a suivi Edward Burtynsky dans son déplacement en Chine et en a tiré un documentaire "Manufactured Landscapes" (3).
N’ayant pas eu l’occasion de voir ce film en France, j’ai demandé à Chartrand Saint-Louis qui avait assisté à sa projection au Canada ce qui en ressortait.
« Ce documentaire montre avec quelle frénésie la Chine se modernise et saccage son environnement. Cela laisse entrevoir clairement que les efforts pour freiner les émissions de gaz à effet de serre vont être pratiquement "annulés" par ces sociétés en émergence, la Chine et l’Inde, dont les besoins énergétiques sont énormes et sans cesse croissants. Il est évident qu’elles ne vont pas stopper leurs objectifs de développement. Les pronostics étaient déjà si alarmants. Il y a longtemps qu’il aurait fallu prendre des mesures pour restreindre les transports (gros pollueurs) et agir sur bien d’autres fronts. Rien ne va assez vite. À la fin de la projection, je me demandais : va-t-on s’en sortir ? Devant tant d’inconsciences, tant de tergiversations, il semble qu’on ne puisse que baisser les bras. D’un autre côté, à l’égard de cette menace gigantesque (la dégradation fulgurante de l’environnement), on est amené à relativiser ses "petits ennuis". Ça nous ramène à l’essentiel et nous éloigne des futilités... qui sont légion. » (4)
J’ai senti la nécessité de répondre en ces termes.
« Je comprends pleinement que l’on soit choqué par l’attitude des Chinois ou des Indiens vis-à-vis de l’environnement et je le suis moi-même... parfois ! Mais...
Mais l’Occident ne peut leur jeter la pierre, encore moins se dresser en grand gardien du bien de tous. Pour cela, il nous aurait fallu être irréprochables par le passé, car seule l’exemplarité peut porter, comme je l’exposais en son temps dans une réflexion sur les droits de l’homme et leurs perceptions en Europe et en Asie : « Droits de l’Homme... peut-on concilier des cultures opposées ? » (5) Nous récoltons aujourd’hui ce qu’hier nous avons semé dans ces pays alors assujettis. Notre seule chance d’influer maintenant sur les choix écologiques de ces États en plein boom économique est dans la mise au point, au plus vite, de systèmes de remplacement propres. Notre technologie le permet sans aucun doute lorsque l’on voit ce que le militaire est à même de faire et les sommes qui s’y engloutissent, la preuve par l’absurde que les moyens existent. Reste aux gouvernants à l’imposer. En ont-ils la possibilité face aux lobbies et aux multinationales ? Là est la vraie question, je crois. En tant que citoyens des démocraties, nous avons donc, à notre niveau, notre mot - notre bulletin plutôt - à glisser dans le débat. » (4)
Sur quoi Chartrand a conclu :
« ... Cette poursuite du développement sous toutes les latitudes est une catastrophe. Une pure catastrophe. Il y a longtemps que nous aurions dû redéfinir le concept de "développement". » (4)
Edward Burtynsky ou comment un homme peut mettre son art - immense - au service de la cause absolument prioritaire de la protection de l’environnement et susciter le débat qui doit impérativement voir le jour.
- Billet de Jean-Louis MILLET
(1) Edward Burtynsky (Photographics Works) ;
(2) Jennifer Baichwal - Northern Stars ;
(3) Manufactured Landscapes, voir aussi Paysages Fabriqués (Manufactured Landscapes) (2006) de Jennifer Baichwal ;
(4) Conversation virtuelle (courriels) entre Chartrand Saint-Louis et Jean-Louis Millet (en date du 8 octobre 2007) ;
(5) Zen évasion (26 novembre 2005).
Nous vous invitons à consulter la page consacrée à Edward Burtynsky chez Artsy qui fournit aux visiteurs des listes d'expositions mises à jour, plus de 90 de ses œuvres et des articles exclusifs. La page comprend également des artistes et catégories connexes.
vendredi 22 août 2008
Si tu le peux
N'abandonne pas, ne fais pas comme moi
Sauve le monde, s'il est encore temps
Hurle ton espoir, ta peine et ton émoi
Ne t'arrête jamais, garde les rêves d'antan.
Ne te laisse pas endormir, ne sois jamais repu
Indigne-toi, dénonce les idées factices,
Moi je n'ai pas su, moi je n'ai pas pu
Lutte de tes mains contre la haine et les injustices.
Rends aux mots leur sens et leur valeur
Préserve la terre et les mers, ne renonce pas
Refuse les compromis et la fatalité du malheur
Tu sais que la vérité est le seul grand pas.
Acharne-toi sur l'empire des corrompus
Revendique la fraternité, l'égalité
Moi je n'ai pas su, moi je n'ai pas pu
Faire de mon pays un paradis sans hostilité.
Ne passe pas dans cette vie inaperçu
Sois solidaire même si tu restes solitaire
Moi je n'ai pas pu, moi je n'ai pas su
Sauve les hommes, si tu le peux, sauve la terre.
– Poème de Michaël Adam
Sauve le monde, s'il est encore temps
Hurle ton espoir, ta peine et ton émoi
Ne t'arrête jamais, garde les rêves d'antan.
Ne te laisse pas endormir, ne sois jamais repu
Indigne-toi, dénonce les idées factices,
Moi je n'ai pas su, moi je n'ai pas pu
Lutte de tes mains contre la haine et les injustices.
Rends aux mots leur sens et leur valeur
Préserve la terre et les mers, ne renonce pas
Refuse les compromis et la fatalité du malheur
Tu sais que la vérité est le seul grand pas.
Acharne-toi sur l'empire des corrompus
Revendique la fraternité, l'égalité
Moi je n'ai pas su, moi je n'ai pas pu
Faire de mon pays un paradis sans hostilité.
Ne passe pas dans cette vie inaperçu
Sois solidaire même si tu restes solitaire
Moi je n'ai pas pu, moi je n'ai pas su
Sauve les hommes, si tu le peux, sauve la terre.
– Poème de Michaël Adam
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Adam (Michaël),
Poésie
lundi 18 août 2008
Citations
« Notre véritable lieu de naissance est l’endroit où nous avons posé pour la première fois un regard intelligent sur nous-mêmes. »
Marguerite Yourcenar
« Il faut regarder toute la vie avec des yeux d’enfants. »
Henri Matisse
« La solitude est très belle... quand on a près de soi quelqu’un à qui le dire. »
Gustavo Adolfo Bécquer
« Il y a beaucoup plus de choses dans le monde que dans toutes vos philosophies. »
Shakespeare
« Les interrogations sont universelles mais les réponses sont culturelles. »
auteur inconnu
« ... la raison, pauvre mât de fortune pour un homme affolé... »
Paul Éluard
« Si l’homme a besoin du langage, ce n’est pas seulement pour communiquer du sens, c’est en même temps pour écouter et reconnaître sa propre existence. »
Gao Xingjian
« Les mots qui vont surgir savent de nous ce que nous ignorons d’eux. »
René Char
« La vérité, je ne sais pas ce que c’est, mais le mensonge, je le sais. »
Albert Camus
« Ce qui importe, ce n’est pas tellement ce qui est "vrai" mais plutôt ce qui "aide à vivre pleinement". »
Nietzsche
« Nous avons trop peu de temps pour le gaspiller à nous presser ! »
Jacques Tremblay
« Je crois que pour vivre — parce qu’on peut passer cette vie sans vivre, et c’est un état sans doute pire que la mort — [...] il faut avoir été regardé au moins une fois, avoir été aimé au moins une fois, avoir été porté au moins une fois. Et après, quand cette chose-là a été donnée, vous pouvez être seul. La solitude n’est jamais plus mauvaise. Même si on ne vous porte plus, même si on ne vous aime plus, même si on ne vous regarde plus, ce qui a été donné, vraiment donné, une fois, l’a été pour toujours. »
Christian Bobin
« Rien n’est noué qui ne puisse être dénoué. [...] C’est nous-mêmes avec notre intelligence confondante qui avons fait des noeuds à nos lacets de chaussures. Mais, comme une mère bienveillante, la vie revient et elle a des doigts si fins qu’elle sait défaire les noeuds les plus serrés. »
Christian Bobin
« La société est aujourd’hui comme un enfant tellement chagrin qu’il ne songe plus qu’à se nourrir de sucre pour se consoler. De quoi voudrions-nous nous consoler ? D’avoir à accepter la mort en même temps que la vie sans doute, parce que les deux sont jumelles. Accepter que si l’on a la révélation de l’amour, on a celle du manque. Si nous avons la révélation de l’autre, nous avons aussi celle de la solitude. Peut-être dépensons-nous surtout parce que nous ne voulons pas payer le vrai prix : accepter que la vie est irremplaçable, splendide et aussi qu’elle nous quitte à chaque seconde. »
Christian Bobin
« Il faudrait accomplir toute chose et même les plus ordinaires, surtout les plus ordinaires, ouvrir une porte, écrire une lettre, tendre une main, avec le plus grand soin et l’attention la plus vive, comme si le sort du monde et le cour des étoiles en dépendaient. D’ailleurs, il est vrai que le sort du monde et le cour des étoiles en dépendent. »
Christian Bobin
« Ils ne savaient pas que c’était impossible ; alors, ils l’ont fait. »
Mark Twain
« Ta mélancolie est due à ton insolence et à ton refus de rendre grâce »
Rûmi, écrivain et mystique persan
« Passer du temps, tous les jours, seul avec soi-même, est un "acte radical d’amour". »
Jon Kabat-Zinn
« Pour être pleinement humain, nous devons être dans une relation à autrui le plus authentique possible. »
David Spiegel
« Le plus important, c’est de toujours espérer le meilleur mais d’être préparé pour le pire. »
David Spiegel
« L’étonnement est le plus haut sommet que l’homme peut atteindre ; et si le premier phénomène venu l’étonne, laissons-le à sa joie ; rien de plus élevé ne peut lui être offert, et il ne doit rien chercher de plus derrière cela ; telle est la limite. »
Goethe
« Tant qu’on ne saura pas comment mourir et renaître, l’on demeurera un voyageur malheureux sur cette sombre terre. »
Goethe
« Celui qui pense que Dieu ne peut pas être compris, comprend Dieu, mais celui qui croit que Dieu peut être compris ne le connaît pas. Dieu est inconnu à ceux qui le connaissent, et il est connu par ceux qui ne le connaissent pas du tout. »
Upanishads
« Si tu veux voir au-delà des choses, regarde directement. Si tu commences à réfléchir pour savoir quel serait le meilleur moyen d’y parvenir, tout est raté d’avance. »
sagesse orientale
« Quelque chose d’inconnu agit, nous ne savons pas comment. »
Eddington
« Tout ce que nous sommes est le résultat de ce que nous avons pensé. Tout est fondé sur nos pensées ; tout est construit par nos pensées. »
Bouddha
« Les hommes n’acceptent le changement que dans la nécessité et ils ne voient la nécessité que dans la crise. »
Jean Monnet
« Parler, c’est agir sur autrui. »
Austin
« La parole qui vous échappe ne peut être rattrapée. »
Horace
« Rien n’est plus proche du vrai que le faux. »
Albert Einstein
« Tantôt je pense, tantôt je suis. »
Paul Valéry
« Le silence, c’est quand personne n’écoute. »
Réjean Ducharme, Océantume
« Il ne faut pas perdre l’utilité de son malheur. »
Saint-Augustin
« Il n’y a rien de fondamentalement mauvais chez les hommes. Donnez-leur à jouer une histoire qui les mette en accord avec le monde, ils vivront en accord avec le monde. Mais donnez-leur une histoire qui les confronte au monde, comme vous l’avez fait, ils vivront en désaccord avec lui. »
Daniel Quinn, Ishmael
« Peut-être est-ce cela l’imperfection de l’homme : il ne sait pas comment il doit vivre. »
Daniel Quinn, Ishmael
« La diversité est précisément ce qui est menacé dans ce monde. Chaque jour, des douzaines d’espèces disparaissent de la surface du globe, conséquence directe de la manière de vivre en hors-la-loi de Ceux-qui-prennent. »
Daniel Quinn, Ishmael
« L’accroissement de la production alimentaire ne nourrit nullement les affamés ; tout ce qu’il alimente, en réalité, c’est la surpopulation. »
Daniel Quinn, Ishmael
« Après chaque conférence que je donne aux États-Unis, des gens viennent me dire : « Je veux que ça change. Que puis-je faire ? » Je n’ai jamais entendu cette question chez les paysans du sud de la Colombie, chez les Kurdes en butte à une terrible répression dans le sud-est de la Turquie, chez tous ceux qui souffrent. Ils ne demandent pas ce qu’ils peuvent faire, ils disent ce qu’ils sont en train de faire. En un sens, par leur ampleur même, notre liberté, notre situation privilégiée sont porteuses d’un sentiment d’impuissance : c’est un phénomène étrange mais frappant. Le fait est que nous pouvons faire à peu près n’importe quoi. Trouver des organisations qui travaillent d’arrache-pied sur les problèmes qui nous préoccupent et y adhérer ne présente aucune difficulté. Mais ce n’est pas la réponse que veulent entendre les gens. »
Noam Chomsky, La doctrine des bonnes intentions
« Si l’on veut que ça change dans le monde, il faut être là, jour après jour, à faire ce travail assommant, direct : intéresser une ou deux personnes à un problème, agrandir un peu une organisation, mettre en oeuvre la prochaine initiative, connaître la frustration et finalement aboutir à quelque chose. C’est ainsi que le monde change. C’est ainsi que l’on se débarrasse de l’esclavage, c’est ainsi que l’on obtient le droit de vote, c’est ainsi que l’on obtient la protection sociale des travailleurs. Tous les acquis tangibles sont venus de ce type d’effort, pas des gens qui sont allés à une manifestation puis se sont découragés parce qu’il ne s’est rien passé après, ou qui sont allés voter tous les quatre ans et sont rentrés chez eux. (...) Si l’on ne contribue pas à une culture démocratique vivante, permanente, capable de faire pression sur les candidats, ils ne feront pas ce pour quoi on les a élus. Mettre un bout de papier et rentrer chez soi ne va rien changer. »
Noam Chomsky, La doctrine des bonnes intentions
« La démocratie, c’est un système où vous êtes libre de faire tout ce que vous voulez tant que vous faites ce que nous vous disons. »
Noam Chomsky, La doctrine des bonnes intentions
« La responsabilité est corrélée au privilège. Plus vous jouissez de privilèges, plus vous êtes responsable. (...) Ceux qui ont des privilèges, de la culture et une bonne formation sont aussi ceux qui prennent les décisions, tant au gouvernement que dans les entreprises ou dans les institutions d’enseignement. Donc, oui, ce sont eux les responsables, infiniment plus que ceux qui n’ont pas le choix. »
Noam Chomsky, La doctrine des bonnes intentions
« Quand des ennemis commettent des crimes, ce sont des crimes. Nous pouvons d’ailleurs les exagérer et mentir à leur sujet avec une impunité totale. Quand nous commettons des crimes, ils n’ont pas eu lieu. »
Noam Chomsky, La doctrine des bonnes intentions
« Quant au militantisme, c’est simple. Il y a une immense souffrance, une énorme misère humaine qu’on peut alléger et éliminer. Il y a une oppression qui ne devrait pas exister. Il y a une lutte permanente pour la liberté. Il y a de très graves dangers : l’espèce humaine se dirige peut-être vers son extinction. Je n’arrive pas à comprendre comment quelqu’un peut juger inintéressant d’essayer d’aider les gens à s’engager davantage dans une réflexion sur ces problèmes et une action à leur sujet. »
Noam Chomsky, La doctrine des bonnes intentions
« Les gens qui sont sur le point de nous exterminer sont invariablement ceux que nous sommes en train de piétiner. »
Bruce Franklin
« (...) ils étaient les racines qui m’avaient retenu quand le vent avait soufflé trop fort pour moi. »
Dr Jacques Voyer, Que Freud me pardonne !
« Si les bateaux sont en sécurité dans le port, ce n’est pas pour ça qu’on les a construits. »
Dr Jacques Voyer, Que Freud me pardonne !
« Il faut savoir que les choses sont sans espoir et tout faire pour les changer. »
Rainer Maria Rilke
« Nous avons quitté la nature et nous nous retrouvons suspendus dans le vide. »
Hermann Hesse
« Les biens superflus rendent la vie superflue. »
Pier Paolo Pasolini
« Réinventer les grandes traditions de simplicité et de convivialité en les adaptant aux exigences de la vie moderne. »
Majid Rahnema
« Devant l’abîme, il n’y a qu’un pas à faire. Mais c’est dans l’autre sens. »
Bernard Charbonneau
« Une plainte sans fin semble exsuder de partout, comme si nous étions entrés dans l’âge de la vulnérabilité individuelle de masse. »
Alain Ehrenberg
« L’homme ne pouvant vivre sans sacré, il reporte son sens du sacré sur cela même qui en a détruit tout ce qui en était l’objet : sur la Technique. »
Jacques Ellul
« Nous traversons une basse époque, c’est tout. »
Cornelius Castoriadis
« Quand la terre sera usée, l’humanité déménagera dans les étoiles. »
Gustave Flaubert
« Ce n’est pas la mort qui est redoutable, c’est l’emprise mortifère de ce qui quotidiennement nous tue, c’est la dénaturation et le dépérissement de nos forces vives. »
Raoul Vaneigem
« Pas un seul des maux que l’on veut éviter par la guerre n’est un mal plus grand que la guerre elle-même. »
Bertrand Russel
« Si cette vie n’a pas eu de sens, le sens ne sera pas découvert devant la mort. »
Bruno Jarrosson
« Celui que le temps trahit a d’abord trahi le temps. »
Bruno Jarrosson
« Ce qui est important pour nous, c’est ce à quoi nous consacrons du temps, et ce qui n’est pas important, c’est ce à quoi nous ne consacrons pas de temps. »
Bruno Jarrosson
« Faites mourir la mort. »
Maître Zen
« Pourrie avant d’être mûrie. »
Georges Duhamel
« L’amour doit avoir la force de trouver sa propre voie vers la certitude. Alors il cesse d’être seulement attiré et commence à attirer. »
Hermann Hesse
« L’amour ne doit pas plus supplier qu’exiger. »
Hermann Hesse
« Il n’y a qu’une chose dont on ait toujours faim - l’amour. Et qu’une chose dont on ne donne jamais assez - l’amour ».
Henry Miller
« Lorsque tu marches, contente-toi de marcher. Lorsque tu es assis, contente-toi d’être assis. Mais surtout ne tergiverse pas ! »
Maître zen
« Au lieu de dire : « Ne t’assieds pas là; fais quelque chose » nous devrions dire le contraire: « Ne fais absolument rien; assieds-toi là » ».
Maître zen
« Quand les choses se passent trop vite, personne ne peut être sûr de rien, de rien du tout, même pas de soi-même. »
Milan Kundera, « La lenteur »
« Vous n’avez pas besoin de quitter la chambre. Restez assis à votre table et écoutez. N’écoutez même pas, attendez, simplement. N’attendez même pas, restez bien tranquille et solitaire. Le monde s’offrira librement à vous sans masque. Il n’a pas d’autre choix. Il se roulera en extase à vos pieds. »
Franz Kafka
« Refuser quelque chose c’est susciter le désir de la posséder et lui conférer de l’importance. Le vrai philosophe, ami de la sagesse, n’a rien à quitter volontairement. Du seul fait de son orientation, il constate que les choses le quittent et se détachent de lui. »
Marie-Madeleine Davy, La connaissance de soi
« Un monde sans rites c’est un monde désagrégé où les individus désolidarisés se cognent, se rencontrent ou s’opposent au gré de leurs pulsions ou de leurs besoins. Alors qu’un monde ritualisé lie et harmonise les individus entre eux pour en faire un corps social, un groupe auquel ils appartiennent et qui les tranquillise. »
Boris Cyrulnik, Les Nourritures affectives
« Le grand homme sait quand et en quoi il est un petit homme. Le petit homme ignore qu’il est petit et il a peur d’en prendre conscience. »
Wilhelm Reich, Écoute, petit homme !
« Tu as perdu le sens de ce qu’il y a de meilleur en toi. Tu l’as étranglé. Tu l’assassines partout où tu le trouves dans les autres, dans tes enfants, dans ta femme, dans ton mari, dans ton père et dans ta mère. Tu es petit et tu veux rester petit. »
Wilhelm Reich, Écoute, petit homme !
« Moins tu comprends, plus tu es disposé à admirer. »
Wilhelm Reich, Écoute, petit homme !
« Tu cherches le bonheur, mais tu préfères la sécurité, même au prix de ta colonne vertébrale, même au prix de ta vie. »
Wilhelm Reich, Écoute, petit homme !
« Tu ne sais que ramasser et prendre, tu ne sais ni céder ni donner, car l’attitude fondamentale de ton corps est celle de la retenue, du refus et du dépit ; tu es saisi de panique quand tu sens le mouvement originel de l’AMOUR et du DON de toi. »
Wilhelm Reich, Écoute, petit homme !
« On ne peut pas ne pas communiquer. »
Paul Watzlawick
« L’important, c’est d’être déterminé. »
Hubert Reeves
« Je n’ai pas obtenu la moindre chose de l’éveil parfait et insurpassable, et c’est pour cette raison même qu’on l’appelle « l’éveil parfait et insurpassable. »
Bouddha
« Penser, c’est s’exposer. »
Hannah Arendt
« Quand les pierres commencent à rouler, ne te précipite surtout pas à leur suite. Ne te laisse pas entraîner, reste où tu es, regarde-les dévaler la pente et vois où elles tombent. »
Henning Mankell, L’homme qui souriait
« Rentre en toi-même et médite. »
Hermann Hesse
« Rien ne coûte plus à l’homme que de suivre le chemin qui mène à lui-même. »
Hermann Hesse
« Soyez ce que vous voudriez avoir l’air d’être. Ne vous imaginez pas être différent de ce qui eût pu sembler à autrui que vous fussiez - ou eussiez pu être - en restant identique à ce que vous fûtes, sans jamais paraître autre que ce que vous n’étiez (avant d’être devenu ce que vous êtes). »
Lewis Carrol
« Nous passons tous, sans cesse, par des seuils initiatiques. Chaque accident, chaque incident, chaque joie et chaque souffrance est une initiation. Et la lecture d’un beau livre, la vue d’un grand paysage peuvent l’être aussi. Mais peu de gens sont assez attentifs et réfléchis pour s’en rendre compte. »
Marguerite Yourcenar
« La véritable et l’unique réalité des choses : il s’agit de mettre fin à l’opposition entre l’apparence et la réalité. L’apparence est la réalité. »
Nietzsche
« Le monde ne marche que par le malentendu. C’est par le malentendu que tout le monde s’accorde. Car si par malheur on se comprenait, on ne pourrait jamais s’accorder. »
Baudelaire
« Une seule chose est nécessaire : la solitude. La grande solitude intérieure. Aller en soi-même, et ne rencontrer, des heures durant, personne — c’est à cela qu’il faut parvenir. Être seul comme l’enfant est seul quand les grandes personnes vont et viennent, mêlées à des choses qui semblent grandes à l’enfant et importantes du seul fait que les grandes personnes s’en affairent et que l’enfant ne comprend rien à ce qu’elles font. S’il n’est pas de communion entre les hommes et vous, essayez d’être prêt des choses : elles ne vous abandonneront pas. Il y a encore des nuits, il y a encore des vents qui agitent les arbres et courent sur les pays. Dans le monde des choses et celui des bêtes, tout est plein d’événements auxquels vous pouvez prendre part. Les enfants sont toujours comme l’enfant que vous fûtes : tristes et heureux ; et si vous pensez à votre enfance, vous revivez parmi eux, parmi les enfants secrets. Les grandes personnes ne sont rien, leur dignité ne répond à rien. »
Rainer-Maria Rilke, Lettres à un jeune poète
« On parvient à se libérer d’un lourd fardeau de mesquinerie lorsque la mort vous fait signe ou que vous l’entrevoyez. (...) La mort est le seul bon conseiller que nous ayons. »
Carlos Castaneda
« Nous sommes capables à la fois de prendre des risques et des les évaluer à l’avance. D’aucuns sont braves par ignorance. Qu’ils s’arrêtent pour penser et la peur les gagne. Mais l’homme dont on peut vraiment dire qu’il est brave, c’est celui qui connaît le mieux les joies de la vie et ses tragédies, et qui va sans crainte au-devant du destin. »
Socrate
« Il faut éviter aussi les paroles inutiles, c’est-à-dire celles qui ne servent en rien ni à celui qui les prononce ni à autrui, et qui ne sont pas non plus prononcées dans l’intention d’être utiles. »
Ignace de Loyola
« Pour que de petites améliorations se produisent dans l’humanité, il faut qu’un grand changement survienne dans ses modes de pensée. »
J.S. Mill
« Peut-être que j’appelle « être triste » simplement n’être pas aussi bruyant qu’eux. »
André Gide
« Ce que l’on demande aux jeunes d’aujourd’hui, c’est de gagner beaucoup d’argent : le génie, le talent, cela n’est que foutaise. Si vous avez de l’argent, les imbéciles lèveront leurs chapeaux devant vous. Et l’on est rien sans les imbéciles. »
Pissaro
« Rien, quand je n’ai rien cherché, j’ai tout trouvé ; quand je n’ai rien voulu, j’ai tout eu. »
Saint-Jean de la Croix
« Toute conquête, tout progrès de la connaissance est un fruit de courage, de la dureté pour soi-même, de la propreté envers soi. »
Nietzsche
« Il faut tout vérifier, tout relire, comme si l’on ne savait rien. La connaissance qu’on a n’est jamais assez profonde. »
Marguerite Yourcenar
« On n’aime pas un être, si on ne modifie pas sa propre vie pour y ajouter ou en retrancher quelque chose à cause de lui. »
Henri de Montherlant
« Il faut peiner et lutter jusqu’au bout, nager dans la rivière en étant à la fois porté et emporté par elle, et accepter d’avance l’issue qui est de sombrer au large. »
Marguerite Yourcenar
« Il faut éliminer les problèmes dès le début de leur apparition tant qu’ils sont encore simples. »
Lao Tseu
« Celui qui n’est pas occupé à naître est occupé à mourir. »
Bob Dylan
« Qu’on cesse de nous casser la tête avec la mort. Que deviendrons-nous après notre mort ? Les gens raisonnables ne se posent pas ces questions. Ils font ou ne font pas l’acte de foi, et la question est résolue. (...) Un homme sain ne pense à sa mort que lorsqu’il a le nez dessus. Les enfants parlent de la mort comme d’une blague qui n’arrive jamais. Là encore, prenons exemple sur eux. »
Henri de Montherlant
« Demandez-vous si vous êtes heureux et vous cessez de l’être. »
J.S. Mill
« Devenir conscients de ce que nous sommes, au lieu d’accepter ce qu’on nous en dit. »
Krishnamurti
« Celui qui sait écouter deviendra celui qu’on écoute. »
V. Ptahhotep
« Écouter les oiseaux, écoutez la voix de votre femme, si énervante, si belle ou laide qu’elle soit, écoutez-la, écoutez votre propre voix, si irritante, si belle, si laide qu’elle soit. Et en écoutant ainsi vous vous apercevrez que toute séparation entre l’observateur et la chose observée prend fin. »
Krishnamurti
« Tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos, dans une chambre. »
Marcel Proust
« L’unique but de la vie est d’en avoir entièrement conscience au fur et à mesure qu’elle s’écoule. (...) Seuls ceux qui ont acquis l’art de savoir profiter du moment présent ont intérêt à faire des projets d’avenir, car lorsque ceux-ci se réaliseront, ils sauront en jouir. »
Allan Watts
« Être libre de toute autorité, de la nôtre et de celle d’autrui, c’est mourir à tout ce qui est de la veille, de sorte qu’on a l’esprit toujours frais, toujours jeune, innocent, plein de vigueur et de passion. »
Krishnamurti
« Méfiez-vous de votre premier mouvement : c’est le bon ! »
M. de Talleyrand
- Citations choisies par Chartrand Saint-Louis
Marguerite Yourcenar
« Il faut regarder toute la vie avec des yeux d’enfants. »
Henri Matisse
« La solitude est très belle... quand on a près de soi quelqu’un à qui le dire. »
Gustavo Adolfo Bécquer
« Il y a beaucoup plus de choses dans le monde que dans toutes vos philosophies. »
Shakespeare
« Les interrogations sont universelles mais les réponses sont culturelles. »
auteur inconnu
« ... la raison, pauvre mât de fortune pour un homme affolé... »
Paul Éluard
« Si l’homme a besoin du langage, ce n’est pas seulement pour communiquer du sens, c’est en même temps pour écouter et reconnaître sa propre existence. »
Gao Xingjian
« Les mots qui vont surgir savent de nous ce que nous ignorons d’eux. »
René Char
« La vérité, je ne sais pas ce que c’est, mais le mensonge, je le sais. »
Albert Camus
« Ce qui importe, ce n’est pas tellement ce qui est "vrai" mais plutôt ce qui "aide à vivre pleinement". »
Nietzsche
« Nous avons trop peu de temps pour le gaspiller à nous presser ! »
Jacques Tremblay
« Je crois que pour vivre — parce qu’on peut passer cette vie sans vivre, et c’est un état sans doute pire que la mort — [...] il faut avoir été regardé au moins une fois, avoir été aimé au moins une fois, avoir été porté au moins une fois. Et après, quand cette chose-là a été donnée, vous pouvez être seul. La solitude n’est jamais plus mauvaise. Même si on ne vous porte plus, même si on ne vous aime plus, même si on ne vous regarde plus, ce qui a été donné, vraiment donné, une fois, l’a été pour toujours. »
Christian Bobin
« Rien n’est noué qui ne puisse être dénoué. [...] C’est nous-mêmes avec notre intelligence confondante qui avons fait des noeuds à nos lacets de chaussures. Mais, comme une mère bienveillante, la vie revient et elle a des doigts si fins qu’elle sait défaire les noeuds les plus serrés. »
Christian Bobin
« La société est aujourd’hui comme un enfant tellement chagrin qu’il ne songe plus qu’à se nourrir de sucre pour se consoler. De quoi voudrions-nous nous consoler ? D’avoir à accepter la mort en même temps que la vie sans doute, parce que les deux sont jumelles. Accepter que si l’on a la révélation de l’amour, on a celle du manque. Si nous avons la révélation de l’autre, nous avons aussi celle de la solitude. Peut-être dépensons-nous surtout parce que nous ne voulons pas payer le vrai prix : accepter que la vie est irremplaçable, splendide et aussi qu’elle nous quitte à chaque seconde. »
Christian Bobin
« Il faudrait accomplir toute chose et même les plus ordinaires, surtout les plus ordinaires, ouvrir une porte, écrire une lettre, tendre une main, avec le plus grand soin et l’attention la plus vive, comme si le sort du monde et le cour des étoiles en dépendaient. D’ailleurs, il est vrai que le sort du monde et le cour des étoiles en dépendent. »
Christian Bobin
« Ils ne savaient pas que c’était impossible ; alors, ils l’ont fait. »
Mark Twain
« Ta mélancolie est due à ton insolence et à ton refus de rendre grâce »
Rûmi, écrivain et mystique persan
« Passer du temps, tous les jours, seul avec soi-même, est un "acte radical d’amour". »
Jon Kabat-Zinn
« Pour être pleinement humain, nous devons être dans une relation à autrui le plus authentique possible. »
David Spiegel
« Le plus important, c’est de toujours espérer le meilleur mais d’être préparé pour le pire. »
David Spiegel
« L’étonnement est le plus haut sommet que l’homme peut atteindre ; et si le premier phénomène venu l’étonne, laissons-le à sa joie ; rien de plus élevé ne peut lui être offert, et il ne doit rien chercher de plus derrière cela ; telle est la limite. »
Goethe
« Tant qu’on ne saura pas comment mourir et renaître, l’on demeurera un voyageur malheureux sur cette sombre terre. »
Goethe
« Celui qui pense que Dieu ne peut pas être compris, comprend Dieu, mais celui qui croit que Dieu peut être compris ne le connaît pas. Dieu est inconnu à ceux qui le connaissent, et il est connu par ceux qui ne le connaissent pas du tout. »
Upanishads
« Si tu veux voir au-delà des choses, regarde directement. Si tu commences à réfléchir pour savoir quel serait le meilleur moyen d’y parvenir, tout est raté d’avance. »
sagesse orientale
« Quelque chose d’inconnu agit, nous ne savons pas comment. »
Eddington
« Tout ce que nous sommes est le résultat de ce que nous avons pensé. Tout est fondé sur nos pensées ; tout est construit par nos pensées. »
Bouddha
« Les hommes n’acceptent le changement que dans la nécessité et ils ne voient la nécessité que dans la crise. »
Jean Monnet
« Parler, c’est agir sur autrui. »
Austin
« La parole qui vous échappe ne peut être rattrapée. »
Horace
« Rien n’est plus proche du vrai que le faux. »
Albert Einstein
« Tantôt je pense, tantôt je suis. »
Paul Valéry
« Le silence, c’est quand personne n’écoute. »
Réjean Ducharme, Océantume
« Il ne faut pas perdre l’utilité de son malheur. »
Saint-Augustin
« Il n’y a rien de fondamentalement mauvais chez les hommes. Donnez-leur à jouer une histoire qui les mette en accord avec le monde, ils vivront en accord avec le monde. Mais donnez-leur une histoire qui les confronte au monde, comme vous l’avez fait, ils vivront en désaccord avec lui. »
Daniel Quinn, Ishmael
« Peut-être est-ce cela l’imperfection de l’homme : il ne sait pas comment il doit vivre. »
Daniel Quinn, Ishmael
« La diversité est précisément ce qui est menacé dans ce monde. Chaque jour, des douzaines d’espèces disparaissent de la surface du globe, conséquence directe de la manière de vivre en hors-la-loi de Ceux-qui-prennent. »
Daniel Quinn, Ishmael
« L’accroissement de la production alimentaire ne nourrit nullement les affamés ; tout ce qu’il alimente, en réalité, c’est la surpopulation. »
Daniel Quinn, Ishmael
« Après chaque conférence que je donne aux États-Unis, des gens viennent me dire : « Je veux que ça change. Que puis-je faire ? » Je n’ai jamais entendu cette question chez les paysans du sud de la Colombie, chez les Kurdes en butte à une terrible répression dans le sud-est de la Turquie, chez tous ceux qui souffrent. Ils ne demandent pas ce qu’ils peuvent faire, ils disent ce qu’ils sont en train de faire. En un sens, par leur ampleur même, notre liberté, notre situation privilégiée sont porteuses d’un sentiment d’impuissance : c’est un phénomène étrange mais frappant. Le fait est que nous pouvons faire à peu près n’importe quoi. Trouver des organisations qui travaillent d’arrache-pied sur les problèmes qui nous préoccupent et y adhérer ne présente aucune difficulté. Mais ce n’est pas la réponse que veulent entendre les gens. »
Noam Chomsky, La doctrine des bonnes intentions
« Si l’on veut que ça change dans le monde, il faut être là, jour après jour, à faire ce travail assommant, direct : intéresser une ou deux personnes à un problème, agrandir un peu une organisation, mettre en oeuvre la prochaine initiative, connaître la frustration et finalement aboutir à quelque chose. C’est ainsi que le monde change. C’est ainsi que l’on se débarrasse de l’esclavage, c’est ainsi que l’on obtient le droit de vote, c’est ainsi que l’on obtient la protection sociale des travailleurs. Tous les acquis tangibles sont venus de ce type d’effort, pas des gens qui sont allés à une manifestation puis se sont découragés parce qu’il ne s’est rien passé après, ou qui sont allés voter tous les quatre ans et sont rentrés chez eux. (...) Si l’on ne contribue pas à une culture démocratique vivante, permanente, capable de faire pression sur les candidats, ils ne feront pas ce pour quoi on les a élus. Mettre un bout de papier et rentrer chez soi ne va rien changer. »
Noam Chomsky, La doctrine des bonnes intentions
« La démocratie, c’est un système où vous êtes libre de faire tout ce que vous voulez tant que vous faites ce que nous vous disons. »
Noam Chomsky, La doctrine des bonnes intentions
« La responsabilité est corrélée au privilège. Plus vous jouissez de privilèges, plus vous êtes responsable. (...) Ceux qui ont des privilèges, de la culture et une bonne formation sont aussi ceux qui prennent les décisions, tant au gouvernement que dans les entreprises ou dans les institutions d’enseignement. Donc, oui, ce sont eux les responsables, infiniment plus que ceux qui n’ont pas le choix. »
Noam Chomsky, La doctrine des bonnes intentions
« Quand des ennemis commettent des crimes, ce sont des crimes. Nous pouvons d’ailleurs les exagérer et mentir à leur sujet avec une impunité totale. Quand nous commettons des crimes, ils n’ont pas eu lieu. »
Noam Chomsky, La doctrine des bonnes intentions
« Quant au militantisme, c’est simple. Il y a une immense souffrance, une énorme misère humaine qu’on peut alléger et éliminer. Il y a une oppression qui ne devrait pas exister. Il y a une lutte permanente pour la liberté. Il y a de très graves dangers : l’espèce humaine se dirige peut-être vers son extinction. Je n’arrive pas à comprendre comment quelqu’un peut juger inintéressant d’essayer d’aider les gens à s’engager davantage dans une réflexion sur ces problèmes et une action à leur sujet. »
Noam Chomsky, La doctrine des bonnes intentions
« Les gens qui sont sur le point de nous exterminer sont invariablement ceux que nous sommes en train de piétiner. »
Bruce Franklin
« (...) ils étaient les racines qui m’avaient retenu quand le vent avait soufflé trop fort pour moi. »
Dr Jacques Voyer, Que Freud me pardonne !
« Si les bateaux sont en sécurité dans le port, ce n’est pas pour ça qu’on les a construits. »
Dr Jacques Voyer, Que Freud me pardonne !
« Il faut savoir que les choses sont sans espoir et tout faire pour les changer. »
Rainer Maria Rilke
« Nous avons quitté la nature et nous nous retrouvons suspendus dans le vide. »
Hermann Hesse
« Les biens superflus rendent la vie superflue. »
Pier Paolo Pasolini
« Réinventer les grandes traditions de simplicité et de convivialité en les adaptant aux exigences de la vie moderne. »
Majid Rahnema
« Devant l’abîme, il n’y a qu’un pas à faire. Mais c’est dans l’autre sens. »
Bernard Charbonneau
« Une plainte sans fin semble exsuder de partout, comme si nous étions entrés dans l’âge de la vulnérabilité individuelle de masse. »
Alain Ehrenberg
« L’homme ne pouvant vivre sans sacré, il reporte son sens du sacré sur cela même qui en a détruit tout ce qui en était l’objet : sur la Technique. »
Jacques Ellul
« Nous traversons une basse époque, c’est tout. »
Cornelius Castoriadis
« Quand la terre sera usée, l’humanité déménagera dans les étoiles. »
Gustave Flaubert
« Ce n’est pas la mort qui est redoutable, c’est l’emprise mortifère de ce qui quotidiennement nous tue, c’est la dénaturation et le dépérissement de nos forces vives. »
Raoul Vaneigem
« Pas un seul des maux que l’on veut éviter par la guerre n’est un mal plus grand que la guerre elle-même. »
Bertrand Russel
« Si cette vie n’a pas eu de sens, le sens ne sera pas découvert devant la mort. »
Bruno Jarrosson
« Celui que le temps trahit a d’abord trahi le temps. »
Bruno Jarrosson
« Ce qui est important pour nous, c’est ce à quoi nous consacrons du temps, et ce qui n’est pas important, c’est ce à quoi nous ne consacrons pas de temps. »
Bruno Jarrosson
« Faites mourir la mort. »
Maître Zen
« Pourrie avant d’être mûrie. »
Georges Duhamel
« L’amour doit avoir la force de trouver sa propre voie vers la certitude. Alors il cesse d’être seulement attiré et commence à attirer. »
Hermann Hesse
« L’amour ne doit pas plus supplier qu’exiger. »
Hermann Hesse
« Il n’y a qu’une chose dont on ait toujours faim - l’amour. Et qu’une chose dont on ne donne jamais assez - l’amour ».
Henry Miller
« Lorsque tu marches, contente-toi de marcher. Lorsque tu es assis, contente-toi d’être assis. Mais surtout ne tergiverse pas ! »
Maître zen
« Au lieu de dire : « Ne t’assieds pas là; fais quelque chose » nous devrions dire le contraire: « Ne fais absolument rien; assieds-toi là » ».
Maître zen
« Quand les choses se passent trop vite, personne ne peut être sûr de rien, de rien du tout, même pas de soi-même. »
Milan Kundera, « La lenteur »
« Vous n’avez pas besoin de quitter la chambre. Restez assis à votre table et écoutez. N’écoutez même pas, attendez, simplement. N’attendez même pas, restez bien tranquille et solitaire. Le monde s’offrira librement à vous sans masque. Il n’a pas d’autre choix. Il se roulera en extase à vos pieds. »
Franz Kafka
« Refuser quelque chose c’est susciter le désir de la posséder et lui conférer de l’importance. Le vrai philosophe, ami de la sagesse, n’a rien à quitter volontairement. Du seul fait de son orientation, il constate que les choses le quittent et se détachent de lui. »
Marie-Madeleine Davy, La connaissance de soi
« Un monde sans rites c’est un monde désagrégé où les individus désolidarisés se cognent, se rencontrent ou s’opposent au gré de leurs pulsions ou de leurs besoins. Alors qu’un monde ritualisé lie et harmonise les individus entre eux pour en faire un corps social, un groupe auquel ils appartiennent et qui les tranquillise. »
Boris Cyrulnik, Les Nourritures affectives
« Le grand homme sait quand et en quoi il est un petit homme. Le petit homme ignore qu’il est petit et il a peur d’en prendre conscience. »
Wilhelm Reich, Écoute, petit homme !
« Tu as perdu le sens de ce qu’il y a de meilleur en toi. Tu l’as étranglé. Tu l’assassines partout où tu le trouves dans les autres, dans tes enfants, dans ta femme, dans ton mari, dans ton père et dans ta mère. Tu es petit et tu veux rester petit. »
Wilhelm Reich, Écoute, petit homme !
« Moins tu comprends, plus tu es disposé à admirer. »
Wilhelm Reich, Écoute, petit homme !
« Tu cherches le bonheur, mais tu préfères la sécurité, même au prix de ta colonne vertébrale, même au prix de ta vie. »
Wilhelm Reich, Écoute, petit homme !
« Tu ne sais que ramasser et prendre, tu ne sais ni céder ni donner, car l’attitude fondamentale de ton corps est celle de la retenue, du refus et du dépit ; tu es saisi de panique quand tu sens le mouvement originel de l’AMOUR et du DON de toi. »
Wilhelm Reich, Écoute, petit homme !
« On ne peut pas ne pas communiquer. »
Paul Watzlawick
« L’important, c’est d’être déterminé. »
Hubert Reeves
« Je n’ai pas obtenu la moindre chose de l’éveil parfait et insurpassable, et c’est pour cette raison même qu’on l’appelle « l’éveil parfait et insurpassable. »
Bouddha
« Penser, c’est s’exposer. »
Hannah Arendt
« Quand les pierres commencent à rouler, ne te précipite surtout pas à leur suite. Ne te laisse pas entraîner, reste où tu es, regarde-les dévaler la pente et vois où elles tombent. »
Henning Mankell, L’homme qui souriait
« Rentre en toi-même et médite. »
Hermann Hesse
« Rien ne coûte plus à l’homme que de suivre le chemin qui mène à lui-même. »
Hermann Hesse
« Soyez ce que vous voudriez avoir l’air d’être. Ne vous imaginez pas être différent de ce qui eût pu sembler à autrui que vous fussiez - ou eussiez pu être - en restant identique à ce que vous fûtes, sans jamais paraître autre que ce que vous n’étiez (avant d’être devenu ce que vous êtes). »
Lewis Carrol
« Nous passons tous, sans cesse, par des seuils initiatiques. Chaque accident, chaque incident, chaque joie et chaque souffrance est une initiation. Et la lecture d’un beau livre, la vue d’un grand paysage peuvent l’être aussi. Mais peu de gens sont assez attentifs et réfléchis pour s’en rendre compte. »
Marguerite Yourcenar
« La véritable et l’unique réalité des choses : il s’agit de mettre fin à l’opposition entre l’apparence et la réalité. L’apparence est la réalité. »
Nietzsche
« Le monde ne marche que par le malentendu. C’est par le malentendu que tout le monde s’accorde. Car si par malheur on se comprenait, on ne pourrait jamais s’accorder. »
Baudelaire
« Une seule chose est nécessaire : la solitude. La grande solitude intérieure. Aller en soi-même, et ne rencontrer, des heures durant, personne — c’est à cela qu’il faut parvenir. Être seul comme l’enfant est seul quand les grandes personnes vont et viennent, mêlées à des choses qui semblent grandes à l’enfant et importantes du seul fait que les grandes personnes s’en affairent et que l’enfant ne comprend rien à ce qu’elles font. S’il n’est pas de communion entre les hommes et vous, essayez d’être prêt des choses : elles ne vous abandonneront pas. Il y a encore des nuits, il y a encore des vents qui agitent les arbres et courent sur les pays. Dans le monde des choses et celui des bêtes, tout est plein d’événements auxquels vous pouvez prendre part. Les enfants sont toujours comme l’enfant que vous fûtes : tristes et heureux ; et si vous pensez à votre enfance, vous revivez parmi eux, parmi les enfants secrets. Les grandes personnes ne sont rien, leur dignité ne répond à rien. »
Rainer-Maria Rilke, Lettres à un jeune poète
« On parvient à se libérer d’un lourd fardeau de mesquinerie lorsque la mort vous fait signe ou que vous l’entrevoyez. (...) La mort est le seul bon conseiller que nous ayons. »
Carlos Castaneda
« Nous sommes capables à la fois de prendre des risques et des les évaluer à l’avance. D’aucuns sont braves par ignorance. Qu’ils s’arrêtent pour penser et la peur les gagne. Mais l’homme dont on peut vraiment dire qu’il est brave, c’est celui qui connaît le mieux les joies de la vie et ses tragédies, et qui va sans crainte au-devant du destin. »
Socrate
« Il faut éviter aussi les paroles inutiles, c’est-à-dire celles qui ne servent en rien ni à celui qui les prononce ni à autrui, et qui ne sont pas non plus prononcées dans l’intention d’être utiles. »
Ignace de Loyola
« Pour que de petites améliorations se produisent dans l’humanité, il faut qu’un grand changement survienne dans ses modes de pensée. »
J.S. Mill
« Peut-être que j’appelle « être triste » simplement n’être pas aussi bruyant qu’eux. »
André Gide
« Ce que l’on demande aux jeunes d’aujourd’hui, c’est de gagner beaucoup d’argent : le génie, le talent, cela n’est que foutaise. Si vous avez de l’argent, les imbéciles lèveront leurs chapeaux devant vous. Et l’on est rien sans les imbéciles. »
Pissaro
« Rien, quand je n’ai rien cherché, j’ai tout trouvé ; quand je n’ai rien voulu, j’ai tout eu. »
Saint-Jean de la Croix
« Toute conquête, tout progrès de la connaissance est un fruit de courage, de la dureté pour soi-même, de la propreté envers soi. »
Nietzsche
« Il faut tout vérifier, tout relire, comme si l’on ne savait rien. La connaissance qu’on a n’est jamais assez profonde. »
Marguerite Yourcenar
« On n’aime pas un être, si on ne modifie pas sa propre vie pour y ajouter ou en retrancher quelque chose à cause de lui. »
Henri de Montherlant
« Il faut peiner et lutter jusqu’au bout, nager dans la rivière en étant à la fois porté et emporté par elle, et accepter d’avance l’issue qui est de sombrer au large. »
Marguerite Yourcenar
« Il faut éliminer les problèmes dès le début de leur apparition tant qu’ils sont encore simples. »
Lao Tseu
« Celui qui n’est pas occupé à naître est occupé à mourir. »
Bob Dylan
« Qu’on cesse de nous casser la tête avec la mort. Que deviendrons-nous après notre mort ? Les gens raisonnables ne se posent pas ces questions. Ils font ou ne font pas l’acte de foi, et la question est résolue. (...) Un homme sain ne pense à sa mort que lorsqu’il a le nez dessus. Les enfants parlent de la mort comme d’une blague qui n’arrive jamais. Là encore, prenons exemple sur eux. »
Henri de Montherlant
« Demandez-vous si vous êtes heureux et vous cessez de l’être. »
J.S. Mill
« Devenir conscients de ce que nous sommes, au lieu d’accepter ce qu’on nous en dit. »
Krishnamurti
« Celui qui sait écouter deviendra celui qu’on écoute. »
V. Ptahhotep
« Écouter les oiseaux, écoutez la voix de votre femme, si énervante, si belle ou laide qu’elle soit, écoutez-la, écoutez votre propre voix, si irritante, si belle, si laide qu’elle soit. Et en écoutant ainsi vous vous apercevrez que toute séparation entre l’observateur et la chose observée prend fin. »
Krishnamurti
« Tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos, dans une chambre. »
Marcel Proust
« L’unique but de la vie est d’en avoir entièrement conscience au fur et à mesure qu’elle s’écoule. (...) Seuls ceux qui ont acquis l’art de savoir profiter du moment présent ont intérêt à faire des projets d’avenir, car lorsque ceux-ci se réaliseront, ils sauront en jouir. »
Allan Watts
« Être libre de toute autorité, de la nôtre et de celle d’autrui, c’est mourir à tout ce qui est de la veille, de sorte qu’on a l’esprit toujours frais, toujours jeune, innocent, plein de vigueur et de passion. »
Krishnamurti
« Méfiez-vous de votre premier mouvement : c’est le bon ! »
M. de Talleyrand
- Citations choisies par Chartrand Saint-Louis
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Citations
vendredi 9 mai 2008
Jusqu’à la lie
Viens, laisse-moi t’offrir un vers,
Compagne de vie, puis avec toi boire
Et noyer ensemble les déboires.
Levons nos verres pour vaincre les revers.
Buvons, veux-tu, le vin jusqu’à la lie,
Étanchons notre soif de bon et de beau,
Viens avant que ne sonne l’hallali,
Avant que mon lit devienne mon tombeau.
Trinquons à la santé de la poésie,
Portons un toast à ceux qui trinquent
Et paient les pots cassés de la frénésie
Sur les listes de la Deux et de la Cinq.
Le gin et le schnaps ont remplacé l’absinthe
Au temps où la Muse chez moi est isolée,
La bière abreuve cette pauvre Terre Sainte
Où les bars et les cafés deviennent des mausolées.
Viens, laisse-moi t’offrir un vers
Compagne de vie, puis avec toi boire
Et noyer ensemble ce persistant désespoir
Qui imprègne ce monde tout à l’envers.
– Poème de Michaël Adam
Compagne de vie, puis avec toi boire
Et noyer ensemble les déboires.
Levons nos verres pour vaincre les revers.
Buvons, veux-tu, le vin jusqu’à la lie,
Étanchons notre soif de bon et de beau,
Viens avant que ne sonne l’hallali,
Avant que mon lit devienne mon tombeau.
Trinquons à la santé de la poésie,
Portons un toast à ceux qui trinquent
Et paient les pots cassés de la frénésie
Sur les listes de la Deux et de la Cinq.
Le gin et le schnaps ont remplacé l’absinthe
Au temps où la Muse chez moi est isolée,
La bière abreuve cette pauvre Terre Sainte
Où les bars et les cafés deviennent des mausolées.
Viens, laisse-moi t’offrir un vers
Compagne de vie, puis avec toi boire
Et noyer ensemble ce persistant désespoir
Qui imprègne ce monde tout à l’envers.
– Poème de Michaël Adam
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