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mercredi 10 janvier 2007
Avertissements
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Le Petit Portail d'Albert
dimanche 17 décembre 2006
Daniel Ducharme
Né à la fin des années 1950, j’ai grandi sous les trembles de l’est de Montréal sans trop savoir ce que j’allais devenir. Après des études de philosophie et d’histoire, j’ai opté pour des études professionnelles en gestion de l’information, ce qui m'a permis de vivre à peu près comme tout le monde. Aujourd'hui, j’essaie de donner corps à mes velléités littéraires sans jamais me prendre au sérieux.
Mon blogue - Les mots de la fin - se veut en quelque sorte le condensé de la vie intellectuelle d’un honnête homme, au sens encyclopédique du terme (je fais référence au Siècle des Lumières, bien entendu). Il est structuré en grandes rubriques d’activité appelées ici catégories : critiques, culture, fiction, idées (essais), mots, société, technologies. Vous retrouvez ces catégories, et les renvois vers les billets associés, dans l'index (voir le menu de navigation ci-haut).
Mon blogue - Les mots de la fin - se veut en quelque sorte le condensé de la vie intellectuelle d’un honnête homme, au sens encyclopédique du terme (je fais référence au Siècle des Lumières, bien entendu). Il est structuré en grandes rubriques d’activité appelées ici catégories : critiques, culture, fiction, idées (essais), mots, société, technologies. Vous retrouvez ces catégories, et les renvois vers les billets associés, dans l'index (voir le menu de navigation ci-haut).
vendredi 1 décembre 2006
Vivre heureux avec le strict nécessaire
Entraînez-vous quotidiennement à résister aux sollicitations du monde extérieur.
Redécouvrir ce que nous avons trop longtemps négligé : notre monde intérieur, avec tout ce qu’il contient de fascinant et d’inexploré.
L’abondance représente un danger pour nous tant que nous refusons d’accepter son contraire, c’est-à-dire la privation volontaire.
Le fait de s’imposer des restrictions déclenche simplement un processus régulateur tout à fait naturel.
Pour arriver à transformer vos habitudes, vous devez vous convaincre que cela en vaut plus la peine que de laisser les autres continuer à vous indiquer quoi faire de votre vie.
En vous soumettant à votre propre discipline, votre attitude face au quotidien se transformera pour le mieux, votre confiance en vous-même ira en grandissant et tout ce qui est inutile et superflu perdra de son attrait à vos yeux.
Soyez à l’écoute de vous-même jusqu’à ce que la réponse que vous cherchez vous soit donnée.
Prenez la peine d’entraîner votre instinct naturel à faire la distinction entre ce qui vous convient ou non.
Les malheurs de notre société d’abondance viennent justement du fait que les gens ont trop tendance à laisser les autres se charger de leurs difficultés.
Profiter pleinement des biens que nous possédons déjà, plutôt que de chercher constamment quelque chose de nouveau.
Chaque fois que vous le pouvez, marchez au lieu d’utiliser votre voiture.
Ne faites jamais de cadeaux pour des motifs inavoués, ou qui vous coûteraient davantage que ce que vous êtes prêt à débourser.
Lorsque vous faites un achat, demandez-vous : en ai-je réellement besoin ou est-ce que je me laisse simplement influencer par la publicité ou un vendeur ?
Ne dépensez jamais plus en une journée que ce que vos moyens vous permettent ce jour-là.
Si nous nous retrouvons aux prises avec des difficultés, c’est souvent à cause de notre trop grande hâte, et parce que nous n’osons pas aller au fond des choses.
Moins nous écoutons les conseils des autres, mieux nous apprenons à nous connaître.
Savoir renoncer au superflu constitue la première condition pour arriver à prendre des décisions personnelles en toute liberté.
Nous voulons être heureux rapidement et sans peine. Nous voulons l’être une fois pour toutes. Nous ne possédons pas la sagesse de jouir pleinement de chaque circonstance heureuse. Nous sommes constamment à la recherche de nouvelles occasions.
Combien de choses nous procurons-nous uniquement parce que cela correspond à notre statut social ?
Apprendre, c’est arriver à saisir les choses intuitivement.
Tout ce qui contribue à nous faire précipiter nos gestes, à alimenter nos peurs et tout ce qui nous empêche de nous fier à nous-mêmes, est totalement superflu dans nos vies.
- Billet de Chartrand Saint-Louis
Référence :
Kirschner, Josef, Vivre heureux avec le strict nécessaire ; trad. de l’allemand par Normand Paiement, Montréal : Le jour, 1983
Redécouvrir ce que nous avons trop longtemps négligé : notre monde intérieur, avec tout ce qu’il contient de fascinant et d’inexploré.
L’abondance représente un danger pour nous tant que nous refusons d’accepter son contraire, c’est-à-dire la privation volontaire.
Le fait de s’imposer des restrictions déclenche simplement un processus régulateur tout à fait naturel.
Pour arriver à transformer vos habitudes, vous devez vous convaincre que cela en vaut plus la peine que de laisser les autres continuer à vous indiquer quoi faire de votre vie.
En vous soumettant à votre propre discipline, votre attitude face au quotidien se transformera pour le mieux, votre confiance en vous-même ira en grandissant et tout ce qui est inutile et superflu perdra de son attrait à vos yeux.
Soyez à l’écoute de vous-même jusqu’à ce que la réponse que vous cherchez vous soit donnée.
Prenez la peine d’entraîner votre instinct naturel à faire la distinction entre ce qui vous convient ou non.
Les malheurs de notre société d’abondance viennent justement du fait que les gens ont trop tendance à laisser les autres se charger de leurs difficultés.
Profiter pleinement des biens que nous possédons déjà, plutôt que de chercher constamment quelque chose de nouveau.
Chaque fois que vous le pouvez, marchez au lieu d’utiliser votre voiture.
Ne faites jamais de cadeaux pour des motifs inavoués, ou qui vous coûteraient davantage que ce que vous êtes prêt à débourser.
Lorsque vous faites un achat, demandez-vous : en ai-je réellement besoin ou est-ce que je me laisse simplement influencer par la publicité ou un vendeur ?
Ne dépensez jamais plus en une journée que ce que vos moyens vous permettent ce jour-là.
Si nous nous retrouvons aux prises avec des difficultés, c’est souvent à cause de notre trop grande hâte, et parce que nous n’osons pas aller au fond des choses.
Moins nous écoutons les conseils des autres, mieux nous apprenons à nous connaître.
Savoir renoncer au superflu constitue la première condition pour arriver à prendre des décisions personnelles en toute liberté.
Nous voulons être heureux rapidement et sans peine. Nous voulons l’être une fois pour toutes. Nous ne possédons pas la sagesse de jouir pleinement de chaque circonstance heureuse. Nous sommes constamment à la recherche de nouvelles occasions.
Combien de choses nous procurons-nous uniquement parce que cela correspond à notre statut social ?
Apprendre, c’est arriver à saisir les choses intuitivement.
Tout ce qui contribue à nous faire précipiter nos gestes, à alimenter nos peurs et tout ce qui nous empêche de nous fier à nous-mêmes, est totalement superflu dans nos vies.
- Billet de Chartrand Saint-Louis
Référence :
Kirschner, Josef, Vivre heureux avec le strict nécessaire ; trad. de l’allemand par Normand Paiement, Montréal : Le jour, 1983
jeudi 16 novembre 2006
Joindre un rédacteur
Si vous désirez envoyer un message personnel à l’un de nos auteurs, veuillez écrire à notre adresse de messagerie : chartrandsaintlouis@gmail.com.
Nous lui transmettrons volontiers votre message et le laisserons prendre l’initiative de vous écrire personnellement.
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dimanche 12 novembre 2006
Maurice Roth
Maurice Roth est né à Nancy en 1933. Enfant juif, Maurice Roth connaît les affres de la persécution dans une France qui subit l’occupation nazie. Il est séparé de sa famille et vit caché dans des fermes et couvents. En 1944, avec l’aide de la Résistance, il fuit en Espagne et regagne la Palestine. Il retrouve sa mère, ses frères et soeurs en 1949, après neuf années de séparation. De 1961 à 1964, il fait l’Académie des Beaux Arts à Tel Aviv, où il étudie la peinture. En 1965, il reçoit la médaille d’argent des jeunes artistes à Rome. La même année, il obtient une bourse du gouvernement français pour étudier à l’École Nationale Supérieure des Beaux Arts à Paris. Il expose ses œuvres en Israël de 1966 à 1970. En 1970, il obtient une bourse du gouvernement mexicain où il expose dans toutes les grandes villes du Mexique. En 1982, il visite les cachettes de son enfance et entreprend son premier livre « L’enfant coq ». En 2001, son livre sort en France sous les Éditions Le Capucin. En 2002, son deuxième livre, « Un nuage sans ciel » sort en Israël et, en 2004, il paraît en France, toujours sous les Éditions Le Capucin. « Un nuage sans ciel » est diffusé en Allemagne la même année sous les Éditions Verlag Kostanz. Maurice Roth a travaillé sur un nouveau livre, « Deux qui font un » qui est sorti en 2007.
vendredi 3 novembre 2006
Cure de nature
Notre relation à la nature est problématique. Au fil des siècles, nous l’avons domestiquée, contrôlée, subordonnée à notre seule volonté et nous continuons à le faire. L’exploitation des ressources naturelles est à présent si maximisée que l’environnement en est sérieusement menacé.
Nous développons un rapport malsain envers la nature en ne la respectant pas. Il en est de même pour tous nos autres rapports au monde, comme celui de la relation de couple où, sans respect mutuel, il ne peut y avoir de relation satisfaisante.
Ce que nous avons oublié, et que nous oublions constamment, c’est que nous faisons partie intégrante de la nature au même titre que tous les éléments qui la constituent. La Terre est un seul tout, et l’ensemble de ce qui l’habite en fait partie, tant les êtres humains que tout le reste. Chaque espèce devrait être respectée pour ce qu’elle est, et non uniquement en fonction de ce qu’elle peut apporter à l’espèce humaine.
Sans l’équilibre de la nature, pouvons-nous réellement nous épanouir ? Il est à craindre que non. En orientant nos actions pour favoriser une direction harmonieuse avec la nature, il y a de fortes chances que nous parviendrons à trouver un équilibre en soi et autour de soi.
Albert Einstein décrit une rencontre avec la nature (Correspondance, Paris : Inter Éditions, 1980, p. 35) :
« 10 décembre 1931 : jamais auparavant, je n’ai vécu un orage comme celui de cette nuit... La mer revêt une grandeur indescriptible, particulièrement quand les rayons du soleil l’atteignent. On se sent, pour ainsi dire, dissous dans la nature et l’on se confond en elle. On perçoit, plus encore que d’habitude, l’insignifiance de l’homme, et cela rend heureux. »
En nous rapprochant de la nature, nous profitons en quelque sorte d’une ouverture pour pénétrer en soi, aller au fond de soi-même et entreprendre le dialogue intérieur.
Le silence que procure la nature favorise le recueillement et ralentit le rythme. Nous prenons alors conscience que tout n’est pas parfait et n’a pas à l’être, que nous pouvons évoluer autrement, qu’il n’est pas essentiel de garder une attitude de contrôle dans tout et sur tout, et que la course folle contre la montre conduit à des problèmes de santé et à l’appauvrissement de notre qualité de vie.
Serge Mongeau, ce grand humaniste, juge qu’il faudrait que la plupart des habitants des pays industrialisés suivent une « cure de nature », qu’ils aient l’occasion de se découvrir dans la nature. S’il n’existe pas d’endroit où l’on organise des cures de nature, rien n’empêche de s’organiser pour reprendre contact avec la nature. Si tous ne disposent pas d’un coin de terrain, il y a au moins un parc ou quelques espaces verts près de son quartier. Tous devraient tenter d’établir une relation stable avec elle par le jardinage (les jardins communautaires), par la pratique régulière d’une activité de plein air, par la participation à un club d’observation d’oiseaux ou de cueillette de champignons. Tous devraient aussi essayer de découvrir les possibilités de leur corps : ses capacités, sa beauté et ses limites.
Il n’est plus possible de redonner à la nature sa vigueur originelle. Le mieux que nous pouvons faire est de donner à la nature les moyens de se reconstruire elle-même (nous avons déjà tant défait). Ce n’est pas la présence humaine qui est nocive à la nature, c’est un « certain type » de présence humaine dont celui qui fait de la nature un bien de consommation qu’on s’achète occasionnellement, certaines fins de semaine ou pendant les vacances.
Nous devons cesser de la détruire (et, par voie de conséquence, de nous détruire) par notre consommation effrénée en tâchant de sauver ce qui est en danger et en réparant ce que nous avons détruit. Comme le dit Serge Mongeau, cette tâche s’impose à nous avec une « clarté éblouissante ».
La terre est un être vivant dont l’équilibre à long terme dépend de tous ses constituants. Tout cela cohabite et participe de la même vie.
Il n’est jamais trop tard pour se questionner et se demander : « Qui suis-je ? » « Quel est mon rôle sur cette terre ? » « Pourquoi ne pas agir avec plus d’humilité et de détachement? » Le rapprochement avec la nature ne peut que favoriser ce questionnement.
Source :
Mongeau, Serge, La belle vie ou le bonheur dans l’harmonie, Montréal : Libre Expression, 1991
Nous développons un rapport malsain envers la nature en ne la respectant pas. Il en est de même pour tous nos autres rapports au monde, comme celui de la relation de couple où, sans respect mutuel, il ne peut y avoir de relation satisfaisante.
Ce que nous avons oublié, et que nous oublions constamment, c’est que nous faisons partie intégrante de la nature au même titre que tous les éléments qui la constituent. La Terre est un seul tout, et l’ensemble de ce qui l’habite en fait partie, tant les êtres humains que tout le reste. Chaque espèce devrait être respectée pour ce qu’elle est, et non uniquement en fonction de ce qu’elle peut apporter à l’espèce humaine.
Sans l’équilibre de la nature, pouvons-nous réellement nous épanouir ? Il est à craindre que non. En orientant nos actions pour favoriser une direction harmonieuse avec la nature, il y a de fortes chances que nous parviendrons à trouver un équilibre en soi et autour de soi.
Albert Einstein décrit une rencontre avec la nature (Correspondance, Paris : Inter Éditions, 1980, p. 35) :
« 10 décembre 1931 : jamais auparavant, je n’ai vécu un orage comme celui de cette nuit... La mer revêt une grandeur indescriptible, particulièrement quand les rayons du soleil l’atteignent. On se sent, pour ainsi dire, dissous dans la nature et l’on se confond en elle. On perçoit, plus encore que d’habitude, l’insignifiance de l’homme, et cela rend heureux. »
En nous rapprochant de la nature, nous profitons en quelque sorte d’une ouverture pour pénétrer en soi, aller au fond de soi-même et entreprendre le dialogue intérieur.
Le silence que procure la nature favorise le recueillement et ralentit le rythme. Nous prenons alors conscience que tout n’est pas parfait et n’a pas à l’être, que nous pouvons évoluer autrement, qu’il n’est pas essentiel de garder une attitude de contrôle dans tout et sur tout, et que la course folle contre la montre conduit à des problèmes de santé et à l’appauvrissement de notre qualité de vie.
Serge Mongeau, ce grand humaniste, juge qu’il faudrait que la plupart des habitants des pays industrialisés suivent une « cure de nature », qu’ils aient l’occasion de se découvrir dans la nature. S’il n’existe pas d’endroit où l’on organise des cures de nature, rien n’empêche de s’organiser pour reprendre contact avec la nature. Si tous ne disposent pas d’un coin de terrain, il y a au moins un parc ou quelques espaces verts près de son quartier. Tous devraient tenter d’établir une relation stable avec elle par le jardinage (les jardins communautaires), par la pratique régulière d’une activité de plein air, par la participation à un club d’observation d’oiseaux ou de cueillette de champignons. Tous devraient aussi essayer de découvrir les possibilités de leur corps : ses capacités, sa beauté et ses limites.
Il n’est plus possible de redonner à la nature sa vigueur originelle. Le mieux que nous pouvons faire est de donner à la nature les moyens de se reconstruire elle-même (nous avons déjà tant défait). Ce n’est pas la présence humaine qui est nocive à la nature, c’est un « certain type » de présence humaine dont celui qui fait de la nature un bien de consommation qu’on s’achète occasionnellement, certaines fins de semaine ou pendant les vacances.
Nous devons cesser de la détruire (et, par voie de conséquence, de nous détruire) par notre consommation effrénée en tâchant de sauver ce qui est en danger et en réparant ce que nous avons détruit. Comme le dit Serge Mongeau, cette tâche s’impose à nous avec une « clarté éblouissante ».
La terre est un être vivant dont l’équilibre à long terme dépend de tous ses constituants. Tout cela cohabite et participe de la même vie.
Il n’est jamais trop tard pour se questionner et se demander : « Qui suis-je ? » « Quel est mon rôle sur cette terre ? » « Pourquoi ne pas agir avec plus d’humilité et de détachement? » Le rapprochement avec la nature ne peut que favoriser ce questionnement.
Source :
Mongeau, Serge, La belle vie ou le bonheur dans l’harmonie, Montréal : Libre Expression, 1991
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Beauté de la nature,
Chartrand Saint-Louis,
Comptes rendus,
Environnement,
Mongeau (Serge),
Psychologie
mardi 24 octobre 2006
Michaël Adam
Né à Paris en 1939, Michaël commence sa vie saisi par une guerre de laquelle six millions de ses frères ne reviendront pas. Réfugié à la campagne dès 1942 chez des villageois de Frétoy-le-Château, l’enfant est pris en otage par les nazis en 1943, à la suite de la liquidation d’un soldat allemand par les résistants. À l’âge de quatre ans, il connaîtra la faim, la séparation et les prisons froides de Compiègne et de Pithiviers, puis il sera interné au camp de Drancy où il séjournera une année durant. Là, il découvrira la vie et les hommes par le biais des fusils, des uniformes, de la mort et des maladies, des larmes et de la peur. En 1945, atteint de la gale, il est évacué sur l’hôpital Rothschild à Paris,
jouissant d’un régime de « faveur » en tant que fils de prisonnier de guerre. À la Libération, il réintègre la société des enfants parisiens qui ont connu la guerre en famille et au chaud. Le choc est dur, l’enfant ne s’adapte pas. Les souvenirs tout frais et les troubles affectifs le rendent inapte à faire face aux conditions normales de la vie. À partir de là et jusqu’à l’adolescence, ce seront les psychiatres, les électrochocs, les maisons d’« observation », avec tout ce que cela comporte d’instabilité, d’amertume et de frustrations.
En 1955, il essaie de trouver sa voie en se joignant à un mouvement de jeunesse sioniste. Trois années plus tard, âgé de dix-huit ans, il part créer avec son groupe un nouveau Kibboutz en Israël. Licencié en Pédagogie et en Philosophie, cadre à l’Université Ben-Gourion de Beer-Shéva, Michaël est aujourd’hui à la retraite. Il fait également partie de l’Association Israélienne des Traducteurs et représente, en Israel, plusieurs associations littéraires et poétiques françaises. En collaboration avec son épouse, Haya, il est l’auteur de nombreuses traductions en hébreu de classiques français, parues ces dernières années. Il écrit également des nouvelles et des poèmes en français et en hébreu, primés et laurés pour la plupart en France.
En 1988, les éditions Tammuz publient en Israël la version hébraïque de trois de ses nouvelles : « La rupture », « La Névrose » et « Les Enfants du Mâchefer ». « Les Enfants du Mâchefer » ont gagné le prix Jean Moulin de la Résistance et ont été publiés en version française chez l’Harmattan. Ils viennent d’être traduits en allemand dans la revue L’Obsidian.
« Les Enfants du Mâchefer est le reflet d’une vie où tout y est : la mort, l’amour, la peine, la laideur, la misère, l’espoir et la beauté. Tout s’y trouve concentré, il n’y manque que le sens de l’humour : cette arme secrète, il la garde pour survivre . »
En 1955, il essaie de trouver sa voie en se joignant à un mouvement de jeunesse sioniste. Trois années plus tard, âgé de dix-huit ans, il part créer avec son groupe un nouveau Kibboutz en Israël. Licencié en Pédagogie et en Philosophie, cadre à l’Université Ben-Gourion de Beer-Shéva, Michaël est aujourd’hui à la retraite. Il fait également partie de l’Association Israélienne des Traducteurs et représente, en Israel, plusieurs associations littéraires et poétiques françaises. En collaboration avec son épouse, Haya, il est l’auteur de nombreuses traductions en hébreu de classiques français, parues ces dernières années. Il écrit également des nouvelles et des poèmes en français et en hébreu, primés et laurés pour la plupart en France.
En 1988, les éditions Tammuz publient en Israël la version hébraïque de trois de ses nouvelles : « La rupture », « La Névrose » et « Les Enfants du Mâchefer ». « Les Enfants du Mâchefer » ont gagné le prix Jean Moulin de la Résistance et ont été publiés en version française chez l’Harmattan. Ils viennent d’être traduits en allemand dans la revue L’Obsidian.
« Les Enfants du Mâchefer est le reflet d’une vie où tout y est : la mort, l’amour, la peine, la laideur, la misère, l’espoir et la beauté. Tout s’y trouve concentré, il n’y manque que le sens de l’humour : cette arme secrète, il la garde pour survivre . »
lundi 4 septembre 2006
Je suis là, j’écoute
Autour de moi, les gens planifient des projets et se tournent vers l’avenir.
Mes enfants sont loin et très occupés, leur mère aussi.
Mes amis sont partis, désintéressés.
Tous ces gens font des choses importantes, ils sont intelligents.
Moi, je suis là, j’écoute mes MP3 et la vie s’écoule lentement.
J’approche de la fin mais j’aime les fleurs.
- Billet d'Albert
Mes enfants sont loin et très occupés, leur mère aussi.
Mes amis sont partis, désintéressés.
Tous ces gens font des choses importantes, ils sont intelligents.
Moi, je suis là, j’écoute mes MP3 et la vie s’écoule lentement.
J’approche de la fin mais j’aime les fleurs.
- Billet d'Albert
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